mercredi 13 juin 2007
Par Guillermo, le
mercredi 13 juin 2007
:: Brèves
Avec la TVA sociale, voila le double effet kiss cool (passez moi l'expression) des cadeaux fiscaux et des baisses de charge, le rattrapage sur les prix. Notons qu'on ne parle pas encore de hausse de la TVA "fiscale" mais les paris sont ouverts.
En attendant, ce n'est pas moi qui le dit, mais l'économiste Olivier Bouba-Olga (et il n'est pas seul, voir sa liste dans le billet cité) :
L’instauration d’une TVA sociale va se traduire mécaniquement par une hausse des prix, à moins qu’on ne fasse pression à la baisse sur les salaires. Dans les deux cas, cela va peser sur le pouvoir d’achat de certaines personnes. Quelles personnes ? Avant tout les personnes à faible revenu qui consacrent l’essentiel de leur budget à la consommation de produits quotidiens qui seront taxés plus fortement.
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mardi 12 juin 2007
Par Guillermo, le
mardi 12 juin 2007
:: Brèves
Le planning des réunions publiques d'Annick Lepetit...
Mardi 12 juin 2007, à 20h Ecole maternelle Brochant, 28 rue Brochant 75017
avec la venue de François Hollande
Mercredi 13 juin 2007, à 20h Lycée d'enseignement commercial Maria Deraisme,
19, rue Maria Deraisme 75017.
Jeudi 14 juin 2007, à 20h : Ecole élémentaire Belliard,
129 rue Belliard 75018.
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lundi 11 juin 2007
Par Guillermo, le
lundi 11 juin 2007
:: Brèves
Ce serait quand même pas difficile d'attendre le deuxième tour pour dire les choses qui fâchent, mais à force de triomphe annoncé (et en bonne voie) l'UMP a du mal à se contenir. Voilà donc la suite des cadeaux, le retour de la TVA !
Jean-Louis Borloo, lui, n’a pas exclu hier «l’éventualité» d’une augmentation de la TVA, en affirmant que «rien n’est tranché dans ce domaine». (chez libé)
Dissonance de Borloo - ou plus probablement un ballon d'essai lancé sur TF1 ?
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mercredi 6 juin 2007
Par Guillermo, le
mercredi 6 juin 2007
:: Brèves
Habitant du 17eme côté est, j'ai la chance de pouvoir voter pour une candidate socialiste qui fait largement oublier les querelles internes surmédiatisées du PS. Avec Annick Lepetit, c'est toute la politique de terrain qui prend ses droits, et nous rappelle que les députés ne sont pas seulement là pour voter la loi que le gouvernement leur commande.
Comme l'écrit l'un de ses supporters sur son blog :
Faut il alors, parce que les sondages nous serinent que les jeux sont déjà faits, ne pas se mobiliser ? Et faut-il surtout sacrifier l'expérience du terrain et la défense des intérêts locaux d'une circonscription qui n'est pas la plus favorisée de la capitale, loin s'en faut, pour alimenter encore plus une machine majoritaire qui n'est certainement pas là pour s'occuper de nos principaux problèmes, à savoir la qualité du logement et celle des transports publics ?
Camarades voisins, le 10 et - on l'espère - le 17 juin, votez Annick Lepetit ! Et si vous connaissez des gens du coin, faites passer le message. On en reparlera.
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lundi 4 juin 2007
Par theo, le
lundi 4 juin 2007
:: Brèves
coût exorbitant + inefficacité économique = Nicolas Sarkozy
La démonstration en est faite par Thomas Piketty sur pas moins de 3 mesures d'ores et déjà annoncées par le gouvernement sur la demande de Sarkozy : heures supplémentaires, droits de succession, intérêts des emprunts d'achat de logement.
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mercredi 30 mai 2007
Par Guillermo, le
mercredi 30 mai 2007
:: Brèves
Woerth ou l'art difficile de se renier - il n'avait pas compris qu'il y avait encore une élection à gagner ! Ce qui donne quelque chose de très élégant, pour expliquer que non, finalement, ce n'est pas à partir de l'An I du 6 mai 2007 qu'on fera des économies d'impôts, mais bien tous les ménages qui remboursent un emprunt sur leur résidence principale :
"Le président s'est exprimé hier. (...) Les choses sont très, très claires", a-t-il dit à l'issue du conseil des ministres. "On verra sur les précisions", a-t-il ajouté."
On reparlera aussi du plafond, mais après les législatives, parce que 7 millions de ménages concernés ça risque de coûter cher aux finances publiques !
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mardi 29 mai 2007
Par Smith, le
mardi 29 mai 2007
:: Brèves
Cela reste la meilleure trouvaille de l'UMP : dans un marché où la très forte hausse récente des prix a été nourrie par une offre notoirement plus élevée que la demande, proposer une mesure coûteuse qui stimule la demande et donc renforce la hausse des prix... De façon peu étonnante, ce sont les professionnels de l'immobilier (banques, agents, notaires) qui se réjouissent de la nouvelle, comme nous l'explique cet article du Monde :
"C'est une vraie bouffée d'oxygène dans un marché qui s'essouffle", se félicite Me Catherine Carély, notaire dans le Val-de-Marne.
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lundi 28 mai 2007
Par Smith, le
lundi 28 mai 2007
:: Brèves
Edit :
En ce lundi de Pentecôte, Notre Président j'invite les retraités ayant voté pour lui Sarkozy à se lever tôt pour aller travailler... "Bougez-vous un peu les vieux ! La solidarité ce sera pour dans cinq ans..." aurait-il rajouté de source proche
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samedi 26 mai 2007
Par Smith, le
samedi 26 mai 2007
:: Brèves
C'est sur la couv' du magazine Challenges :

Ils doivent lire nicoshark. A moins que ce ne soit le contraire...
Dans la même veine : des hommes et des femmes de gauche se sont vu proposer de participer à l’effort de redressement avec des hommes et des femmes de droite
. L'auteur se demande sérieusement Et si Sarkozy mettait fin à deux siècles de guerre civile en France ?
. Ce n'est pas Brave Patrie mais chez koz...
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vendredi 25 mai 2007
Par theo, le
vendredi 25 mai 2007
:: Brèves
Sarkozy est décidément toujours aussi fort pour anesthésier les critiques et faire passer les vessies pour des lanternes.
A 24 heures d'intervalle, on apprend d'une part que le nouveau président a placé des hommes à lui à la tête de tous les services clef de police, et qu'il promettait "une démocratie exemplaire".
Cherchez l'erreur.
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jeudi 24 mai 2007
Par Guillermo, le
jeudi 24 mai 2007
:: Brèves
On touche le fond : qu'on nous dise que 60% des Français veulent une majorité UMP, pourquoi pas ; mais qu'on fasse déjà une étude sur le "style" du nouveau Président, c'est vraiment du foutage de gueule. Etrangement, cela donne quelque chose comme :
54% des sondés estiment que la manière dont le nouveau président de la République exerce sa fonction est "très différente" de celle de ses prédécesseurs et 33% "assez différente".
Avec tout le recul nécessaire, bien sûr. Et dans la série "la question n'influe pas sur la réponse, pas du tout" :
Quelque 67% des sondés estiment que Nicolas Sarkozy a raison de vouloir mener "toutes les réformes en même temps car il ne faut pas perdre de temps", 32% estimant au contraire qu'"il a tort car il est plus efficace de mener les réformes les unes après les autres".
Tout d'un coup, ou les unes après les autres ? Pot d'huile de ricin ou demi-dragée Fuca pendant 5 ans ? Hum.
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mardi 22 mai 2007
Par Smith, le
mardi 22 mai 2007
:: Brèves
Ouvrir le débat sur la rénovation de la Gauche, c'est ce que propose de faire ce nouveau blog à tendance social-démocrate (ou "gauche du réel"). Un premier billet revient sur les causes de la défaite :
Le Parti socialiste traverse une crise profonde et ne remplit plus les deux fonctions traditionnelles d’un parti politique. Il n’a plus d’idées, ou si peu. Il ne gagne les élections que par rejet de l’adversaire, et non par adhésion aux valeurs qu’il défend.
Crise des idées. L’unité idéologique de façade issue des tractations de congrès n’est pas porteuse d’une vision du monde. Nous ne traçons pas de chemin, nous ne dessinons pas de voie française dans la mondialisation. A force de ne pas trancher, notre ligne politique se voit réduite au plus petit dénominateur commun. Or, aucune ambition collective ne peut germer sur le terreau des contradictions. (...)
Crise des idées donc, mais aussi crise de fonctionnement des instances dirigeantes du parti. « Durer plutôt qu’agir », voilà le mot d’ordre qui les caractérise. Elles se résument bien trop souvent à un patchwork des courants et sous-courants nés des conciliabules de nos congrès et de leurs petits secrets. Pas de commentaire. Ou si, un seul : le mode d’organisation de notre parti empêche de penser, de décider, bref, de gagner.
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Par theo, le
mardi 22 mai 2007
:: Brèves
Le directeur-adjoint de la campagne présidentielle de Sarkozy, Laurent Solly, qui vient d'être embauché par le groupe Bouygues, va devenir n° 2 de TF1 (directeur-général adjoint).
Finalement, le directeur du JDD avait raison : pas besoin de censure, il suffit d'avoir des patrons de presse qui agiront en "leur âme et conscience". Nous voilà rassurés.
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lundi 21 mai 2007
Par Smith, le
lundi 21 mai 2007
:: Brèves
Jean-Pierre Jouyet va se rendre compte que son boulot consiste à défendre la position de Nicolas Sarkozy sur les Affaires européennes. Cet article du nouvelobs.com rappelle que Nicolas Sarkozy s'est engagé à arrêter les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne. Le bizutage du nouveau Secrétaire d'Etat à Bruxelles doit être une épreuve difficile :
Jean-Pierre Jouyet s'est montré laconique lors d'une conférence de presse en marge d'une réunion des ministres de la Compétitivité de l'Union européenne à Bruxelles. "La position du président de la République est parfaitement claire et nous savons les échéances qui nous attendent et nous y travaillons", a-t-il déclaré à cette occasion. Prié, à plusieurs reprises, de dire si cela voulait dire qu'un veto serait opposé, il a répété cette formule et a expliqué: "Je n'ai rien à ajouter, rien à ajouter".
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vendredi 18 mai 2007
Par Smith, le
vendredi 18 mai 2007
:: Brèves
Hughes se pose la question de la schizophrénie de Nicolas Sarkozy (et de la sienne), qui arrive à réconcilier l'hommage à la résistance et la récompense de la traîtrise.
Trahi par un « camarade » de pacotille, le jeune communiste assassiné est effectivement l'admirable archétype de ceux qui, sans avoir le goût du sacrifice, acceptent de prendre les risques que la plupart d'entre nous fuiraient. Le dénonciateur du « Nécoconservateur bushiste à passeport français » passerait plutôt, de son côté, pour la caricature du félon médiéval ; sa capacité à changer de cheval au milieu du gué en disant long sur la profondeur de ses convictions.
En les honorant l'un et l'autre, le résistant et le traître, Nicolas Sarkozy ne m'aide pas beaucoup à trancher dans la conversation schizophrène que je mène avec moi-même depuis son élection, à la recherche d'indices sur la tournure que prendra son mandat.
La cohérence se situe certainement au niveau de la recherche systématique de la confusion. Une politique-pétaudière en quelque sorte...
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Par Smith, le
vendredi 18 mai 2007
:: Brèves
Dans ce billet, Richard Robert décrit les partis politiques comme de grandes bureaucraties qui n'arrivent pas à recruter les meilleurs, d'où le terme de "médiocratie" :
Dans ces conditions, Mattozzi et Merlo établissent que le jeu des recrutements entre partis et organisations concurrentes favorise au sein des partis une homogénéité qu’ils nomment médiocratie, tandis que les autres organisations recruteront un personnel plus différencié, au sein desquels se retrouveront à la fois les moins bons et les meilleurs.
De plus, le fonctionnement interne de ces organisations où la performance individuelle est difficile à mesurer, ne favorise pas l'efficacité collective :
Le talent du groupe n’est pas la somme des talents individuels : chacun sait qu’un groupe d’individus hautement qualifiés peut obtenir des résultats médiocres et dans un monde politique où chacun consacre son énergie à disqualifier ses concurrents, il arrive même qu’une coalition de talents supérieurs obtienne des résultats négatifs.
Difficile de ne pas y voir une allusion à l'état actuel du PS...
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Par Guillermo, le
vendredi 18 mai 2007
:: Brèves
Arno Klarsfeld n'est pas parachuté, la preuve :
«C’est ridicule, je ne suis pas un expert du 12e arrondissement mais je suis Parisien», affirme le très médiatique avocat, avant de préciser, pour attester de sa connaissance de cet arrondissement du sud-est parisien: «Je l’ai traversé quand j’ai couru le marathon de Paris».
On attend Delphine Batho et "je connais Melle, j'ai bouffé deux fois chez Ségolène, avec du Chabichou même."
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mardi 15 mai 2007
Par Guillermo, le
mardi 15 mai 2007
:: Brèves
Le ménage de printemps semble en cours au palais de l'Elysée. Par ici la sortie pour l'ensemble du personnel de maison, qui ne se retrouve pas à la rue, mais reclassé dans divers ministères. Les Sarkozy viendraient avec leurs propres gens et auraient demandé, étant en charge d'une famille nombreuse, que l'effectif de l'époque Chirac soit doublé.
Encore la presse gauchiste. Ah mais n'allez pas critiquer, hein ! Et alors, quand on a une famille nombreuse et qu'on travaille dur, on a pas le droit de se faire payer des gouvernantes anglaises par l'Etat ? Vous préférez qu'ils foutent la merde à l'école comme les enfants de vos amis vouyous et fraudeurs ? Allez, faut parler le Sarko maintenant !
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lundi 14 mai 2007
Par theo, le
lundi 14 mai 2007
:: Brèves
Rien de bien neuf, mais c'est un peu plus officiel lorsque c'est confirmé par des proches de Sarkozy (j'ai failli faire un lapsus et écrire "président".... heu... et meeeeerde) :
le dispositif de sécurité autour de Sarkozy sera renforcé, pour la seule et unique raison que... ça lui plait. Mais à quoi bon s'inquiéter, si ça se trouve ces policiers non plus ne coûteront "pas un centime aux français".
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Par theo, le
lundi 14 mai 2007
:: Brèves
C'est ce qu'ont vu et relatent deux journalistes du Monde qui connaissent par coeur la "cité des 3000" d'Aulnay où ils venaient, le 6 mai, pour la 20e fois en 18 mois. Des témoignages qui concordent malheureusement avec ceux de la place de la Bastille.
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Par Smith, le
lundi 14 mai 2007
:: Brèves
Diagnostic intéressant de la défaite par le gauchiste Jacques Généreux, auteur du best seller "les vraies lois de l'économie". Evidemment il tire sa propre conclusion de ce diagnostic mais que l'on soit sur une ligne "gauche décompléxée" ou "gauche du réel", il se dégage un consensus pour dire qu'il a manqué une consistance idéologique dans cette campagne. (Il a probablement également manqué un appareil militant efficace pour porter cette idéologie et contester celle de l'adversaire.)
Nicolas Sarkozy a su manipuler le sentiment de dignité que confère aux sans-grade le sentiment d'être plus méritants que les assistés. Mais sa grande force a été de marier son idéologie avec un discours répondant exactement aux attentes de travailleurs exaspérés par les excès et les insuffisances du capitalisme libéral : il s'est montré comme le défenseur du pouvoir d'achat, comme le seul leader osant parler à nouveau de protectionnisme et comme le promoteur d'un Etat efficace au service du public
C'est donc aussi une demande de régulation politique du monde et de l'économie, aspiration de gauche s'il en est, qui s'est trouvée validée par les électeurs. Dès lors, la défaite de la gauche tient probablement plus au fait que cette aspiration ne s'est pas trouvée incarnée par la candidate socialiste, et à ce qu'aucune idéologie n'est venue invalider celle de l'individu méritant. Ségolène Royal ne s'est jamais posée comme la chef de file d'une gauche combattant une droite néolibérale. Loin de revendiquer une idéologie de gauche aussi consistante que l'était celle de Nicolas Sarkozy, elle a semblé à la remorque de son rival en ne parlant que d'ordre, de valeur travail et de refus de l'assistanat. L'impressionnisme, l'incohérence et l'instabilité de son discours économique et social ont fait le reste, face aux propositions extrêmement simples et jamais sérieusement contestées de son rival.
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vendredi 11 mai 2007
Par Smith, le
vendredi 11 mai 2007
:: Brèves
Le parallèle de Daniel Schneidermann est amusant : du point de vue de la mythologie, les tribulations de notre président-élu ressemble beaucoup à l'apparation de Loft Story. Même sentiment que l'on est en train de changer d'ère, même fascination pour la transgression (Jusqu'où iront-ils ?). Une part de nous rejette toute cette vulgarité, mais l'autre part ne peut s'empêcher de regarder :
Toute réserve est condamnée d'avance : la transgression se nourrit de l'approbation populaire contre l'effroi des élites. Qu'on se souvienne de l'apparition foudroyante du Loft et du haut-le-coeur polyphonique devant tant de vulgarité affichée : c'est ce haut-le-coeur qui assura le succès durable de l'émission. La transgression a besoin de cet effroi, de la levée de boucliers des vertueux. Aussitôt qu'elle a allumé l'incendie, regardez-la se parer de son innocence effarouchée. Pourquoi devrais-je m'interdire de parler de nation, d'identité nationale ? Pourquoi devrais-je m'interdire d'appeler un voyou un voyou, et de dormir au Fouquet's ? Pourquoi devrais-je m'interdire de me reposer quelques jours avec ma famille dans mon yacht avec karaoké ? La transgression qui ne semble avoir pour but que de faire la une. Hier, des médias nationaux, et demain, si possible, celle de Time et de CNN.
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jeudi 10 mai 2007
Par Guillermo, le
jeudi 10 mai 2007
:: Brèves
Lassé de ces jeunes qui feraient mieux de bosser au lieu de tenter de renverser le gouvernement à coup de pavés ? Fatigué de ces gauchistes qui passent leur temps à épier l'argent des autres au lieu de penser à leur pays ? Une seule solution, la dénonciation !
C'était un communiqué du Ministère du Civisme et de la Dénonciation.
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mercredi 9 mai 2007
Par Smith, le
mercredi 9 mai 2007
:: Brèves
Ce n'est pas en sautant sur sa chaise en criant "Bad Godesberg !" "Bad Godesberg !" ou "social-démocratie !" "social-démocratie" que la gauche réussira à élaborer une offre politique efficace. Allegro Vivace prend certains lieux communs à contrepied : la gauche française n'a pas besoin de Bad Godesberg car elle n'a jamais été marxiste
:
Cette particularité de la gauche française a eu, à mon sens, deux conséquences qui expliquent les diffultés de la réforme aujourd'hui : une attention assez faible aux questions économiques et sociales, de la production et des rapports de forces sociaux qui animent la société, couplé à une absence de critique de l'Etat dans sa forme républicaine d'une part ; la glorification de la révolution - et le complexe qui va avec - plus perçue chez nous comme faisant référence à la réalité historique de 1789, 1848 ou de la Commune qu'à un hypothétique grand soir prolétarien d'autre part. Ces deux éléments sont profondément liés à l'absence d'un marxisme français. Et qui dit absence de marxisme, dit également absence d'une critique de celui-ci, qui a finalement enfanté les social-démocraties du Nord et du Centre du continent.
Lire le billet "une gauche décompléxée" chez Allegro vivace
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Par Smith, le
mercredi 9 mai 2007
:: Brèves
Nicolas Sarkozy aime les riches et les puissants, surtout ceux qui investissent dans les médias. Il aime la richesse ostentatoire. C'est son droit. Et puis, Nicolas Sarkozy tient pour l'instant sa promesse : Moi, ce que je propose c'est pire
. On reprochait à Chirac les suites à 3 000 euros la nuit ? Sarkozy choisit un Yacht à €193 431 euros la semaine pour son "ascèse". On reprochait à Chirac de ne prononcer que des beaux discours sur (la maison qui brûle
sans les faire suivre d'actes ? Sarkozy demande dès dimanche et avec autorité aux Etats-Unis de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique
puis s'envole en jet privé pour Malte où l'attend une limousine et un Yacht de 60 mètres pour lui et sa famille.
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mardi 8 mai 2007
Par Guillermo, le
mardi 8 mai 2007
:: Brèves
Je veux leur dire que je serai le Président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d’entre eux, et qu’ils peuvent donc d’ores et déjà fermer leur gueule. Je veux leur dire que ce soir, ce n’est pas la victoire d’une France contre une autre. C’est juste celle des vieux contre les jeunes qui vont se remuer le cul, je peux vous le dire. Il n’y a pour moi ce soir qu’une seule victoire, celle de la démagogie, celle des valeurs qui nous unissent, celle de l’idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en œuvre pour que les Français aient toujours envie de se mépriser, de se dénoncer, de médire ensemble.
Lire le début et la fin chez The Lazy Sunbather (II), via Rezo.
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lundi 7 mai 2007
Par Smith, le
lundi 7 mai 2007
:: Brèves
La gauche est aujourd'hui largement minoritaire. Certains diront que c'est de la faute de la candidate, d'une mauvaise campagne, des erreurs et des maladresses. Si on n'avait pas fait des erreurs, on serait peut-être en train aujourd'hui de célébrer un succès
dit Hollande dans une sorte de Mea Culpa en forme de commentaire sportif. Ces explications ne sont pas convaincantes. L'exemple du débat est révélateur : la plupart des observateurs s'accordent à dire que Ségolène Royal l'a dominé sur la forme. C'est bien sur le fond, que Ségolène Royal et le Parti Socialiste ont perdu la bataille. Encore une fois c'est Hollande (qui n'a pas peur des contradictions) qui le souligne : nous n'avons sans doute pas assez parlé de propositions concrètes.
Manque de propositions, manque d'idées simples à répéter tout au long de la campagne. C'est sur ce point qu'il faudra travailler pour espérer de futures victoires...
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samedi 5 mai 2007
Par Smith, le
samedi 5 mai 2007
:: Brèves

merci sarah
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vendredi 4 mai 2007
Par theo, le
vendredi 4 mai 2007
:: Brèves
Les faits ont été rapportés dans Libération de ce jour, et maître eolas les commente ici. Cette médecin malienne venait en France en tant qu'invitée, tout à fait officilelle, à un colloque sur le Sida dont elle est une spécialiste. Les policiers n'ont fait, malheureusement, que suivre scrupuleusement ce à quoi le CESEDA (code de l'entrée et du séjour des étrangers) les autorise. Rappelons que ce code était l'une des mesures phares voulues et obtenues par Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur. "Tout devient possible"...
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jeudi 3 mai 2007
Par Smith, le
jeudi 3 mai 2007
:: Brèves
Il faut lire ce sondage second tour (Pointé par Daniel Schneidermann) qui montre que seuls les plus de 65 ans votent majoritairement Sarkozy alors que dans toutes les autres tranches d'âge, Royal est majoritaire. Evidemment, il faut prendre des précautions avec ce type de sondage : l'échantillon est relativement faible : 886 au total soit moins de 200 par tranche d'âge. Cependant la tendance est marquée : chez les plus de 65 ans, Sarkozy obtient 75% des intentions de vote, ce qui lui permet d'être majoritaire dans la population. Tout se passe comme si le slogan "travailler plus pour gagner plus" fonctionne chez ceux qui ne sont pas concernés ! Ce sont le retraités mais aussi les indépendants (Artisan, commerçant, chef d'entreprise) qui lui permettent d'être aujourd'hui en tête, soit ceux qui ne bénéficieraient pas de l'exonération des heures supplémentaires. Les employés (58%) et ouvriers (55%) donnent en majorité leur intention de vote à Royal.
Les plus de 65 ans n'ont que très peu accès aux sources alternatives d'information. Donc à vos téléphones, ou mieux rendez une visite à vos anciens (parents, grands parents, tantes, grandes tantes) avec votre exemplaire de Marianne, sous le bras...
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Par Smith, le
jeudi 3 mai 2007
:: Brèves
Toute la France de l’élégance et de l’esprit était là : Arthur, Magdane, Clavier, Rika Zaraï, Reno, Doc Gyneco... La France qui se tord de rire quand Bigard en chauffeur de salle s’exclame : « Moi aussi j’ai bourré Bercy et beaucoup d’autres choses ! » La France de la justice fiscale, dignement représentée par Johnny Halliday et Alain Prost. La France de la fidélité à ses convictions, avec André Glucksmann. La France qui n’a pas honte quand une ministre de la République accuse la candidate socialiste de « changer d’idées comme de jupes ». La France qui ose tout, comme disait Audiard. Celle des tontons flingueurs, des séries télévisées et des samedis soirs de TF 1, celle des nouveaux riches, des gros cachets et des stock-options, celle des parvenus qui se placent du côté du manche et montrent du doigt les resquilleurs du RMI. Nicolas Sarkozy les avait tous convoqués, ces héros de l’audimat, dimanche, dans un stade de Bercy « bourré » en effet, mais ivre surtout d’une victoire que l’on sent à portée de main. Et que fit-il, Nicolas Sarkozy, au milieu de ces pique-assiettes défiscalisés, de cette jet set gorgée de fric et de privilèges, et tellement fière de son inculture ? Il fit de la « morale ».
lire la suite sur politis.fr
Sur le même sujet : Votez Bigard ! par guillermo
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Par Guillermo, le
jeudi 3 mai 2007
:: Brèves
Cette étude minable du cabinet Rexecode a été enfin éventée ; pas besoin de parler du Medef, même si la formule fait mouche, pour voir à quel point ce torchon a été baclé sur un coin de table par un stagiaire partisan tandis que la direction entendait récupérer en commande publique les dividendes du mensonge institutionnalisé.
Même Bayrou, pourtant peu suspect de gauchisme, dénonçait à l'époque "des défauts méthodologiques rédhibitoires ", notamment la non-prise en compte de la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires annoncée par Nicolas Sarkozy". Et ne parlons pas des 15 milliards d'économies (soit la moitié) courageusement marquée comme "à préciser". "Merci Medef", vraiment.
(Dites le avec des sondages du Monde).
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mercredi 2 mai 2007
Par Smith, le
mercredi 2 mai 2007
:: Brèves
Chez Allegro Vivace, une analyse comparée très pertinente des conceptions de la politique, du rôle de l'Etat, des valeurs et des idéologies de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Alors que Ségolène Royal met l'accent sur la méthode (Démocratie sociale plutôt que Social-démocratie) et entend renouveler les pratiques politiques, Nicolas Sarkozy joue le rôle de l'homme providentiel conforme à l'esprit de la Ve République et veut transformer le scrutin en plébiscite sur sa personne, incarnation des réformes sarkozystes :
Le rôle de l'Etat chez Sarkozy a lui aussi plus à voir avec de vieilles traditions françaises qu'avec le libéralisme adoptée ailleurs par les forces de droite. Il s'agit d'imposer par sa puissance la volonté populaire qui se sera cristallisée au moment de l'élection. L'identification entre le président-chef et l'action publique a un côté quasi bonapartiste : l'élection est perçue comme un plébiscite sur les réformes annoncées par Nicolas Sarkozy. C'est en substance ce qu'expliquait hier soir Valérie Pécresse dans Mots Croisés : les réformes seront appliquées parce qu'elles ont été annoncées, même si les corps intermédiaires s'y opposent. Conception diamétralement opposée à celle de Ségolène Royal. La démocratie n'est pas un mode d'organisation de la société, qui doit vivre de manière continue au sein de la société civile, mais un processus de choix d'options politiques à certaines périodes données. La méthode importe bien moins que le résultat chez Sarkozy. Cette absence de réflexion sur l'espace qui existe entre l'Etat et le peuple (perception très jacobine des choses) se retrouve d'ailleurs dans le leitmotiv préféré du candidat de l'UMP : "travailler plus pour gagner plus" qui occulte complètement la réalité des rapports de forces sociaux au sein des entreprises et les marges de manoeuvre et de liberté respectives des salariés et du patronat.
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Par Smith, le
mercredi 2 mai 2007
:: Brèves
Dans cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de mai 68 doit être perpétué ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes.
C'est le même homme qui parle des "valeurs que la gauche a trahies" et se dit l'héritier de Blum et Jaurès. Puisqu'il semble apprécier l'histoire, Sarkozy devrait étudier celle de certains de ses proches collaborateurs et leur demander ce qu'ils faisaient à la fin des années 60. Que faisait, par exemple, Patrick Devedjian, Conseiller politique du Président de l'UMP? Et Claude Goasguen, porte-parole du candidat ?
Liquider Mai 68 ? Autheuil, que j'invite à organiser des soirées pour bayrouistes hésitants, se félicite de la stratégie de Nicolas Sarkozy :
Le coup est magnifiquement joué car ainsi, Nicolas Sarkozy attire à lui les réactionnaires de tout poil, nostalgiques de l'époque d'avant.
Merci Autheuil, il n'y a vraiment rien à ajouter.
Sûr de lui, Nicolas Sarkozy persiste sur une idéologie qui a conduit au nivellement, à la suppression des notes, à la suppression des classements
. Maintenant, je comprends pourquoi Le Point soutient Sarkozy : si les soixante-huitards reviennent au pouvoir et suppriment les classements, que vont-ils pouvoir publier à la place de leurs numéros spéciaux "Palmarès des Grandes Ecoles", "Palmarès des Hopitaux", "Classement des villes où il fait bon vivre", "Classement des collèges et lycées dangereux". Ils peuvent quand même pas faire des couv' sur Sarko toutes les semaines...Et que va devenir le classement des villes bastions de fonctionnaires ? Je comprends également les dirigeants de TF1 qui s'inquiètent pour leurs émissions "les 100 plus grandes boulettes", "les 100 plus grands fous rires", et "les 100 plus grands moments drôles"... Mais puisqu'on vous dit que Mai 68 a nivelé par le bas en supprimant les classements !
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mardi 1 mai 2007
Par Smith, le
mardi 1 mai 2007
:: Brèves
Le nouvelobs.com et Voter à gauche publient en exclusivité la lettre aux Français de Ségolène Royal. En tout cas, elle n'a
pas peur du combat politique :
Je sais que nous sommes nombreux, très nombreux, à ne pas vouloir que notre pays soit transformé en laboratoire d’un berlusconisme tardif qui va s’aligner sur les postures de Georges Bush. Je sais que nous sommes nombreux, très nombreux à rejeter la confusion des pouvoirs, la mise au pas des contre-pouvoirs, la soumission au pouvoir de l’argent.
L’égalité républicaine, c’est l’assurance donnée à tous d’un traitement impartial, indifférent à la naissance, à l’origine, à la fortune, au carnet d’adresses. Ce n’est pas l’exonération des droits de succession pour les patrimoines les plus riches, cette restauration des privilèges héréditaires de la rente contre lesquels, jadis, le peuple français fit une Révolution. Ce n’est pas la promotion de quelques uns sous prétexte de discrimination positive, qui assigne à l’origine et masque mal l’abandon du plus grand nombre. Ce n’est pas la remise en cause de la loi de 1905 pour mettre les religions dans la politique et la politique dans les religions, ce n’est pas l’instrumentation des communautarismes et des clientélismes.
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lundi 30 avril 2007
Par Smith, le
lundi 30 avril 2007
:: Brèves
Tu as voté Ségolène Royal au premier tour (ou tu regrettes de ne pas l'avoir fait) ? Tu as des amis qui ont erré dans le vote bayrouiste et sont hésitants pour le second tour ? Participe à notre grande opération "Adopte un Bayrouiste" ! La boite à outil du militant socialiste fournit de nombreuses fiches arguments et ripostes. Pour ceux qui préfèrent les vidéos, les discours et émissions télévisées sont sur le site Désirs d'avenir. Et si tout cela ne suffit pas à convaincre ton ami Bayrouiste, amène le dans une soirée UMP. Tu peux t'adresser aux Jeunes Actifs.
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Par Smith, le
lundi 30 avril 2007
:: Brèves
C'est la question que pose Bettina Laville, présidente du très social-démocrate Club Convictions. On est devant un vrai choix de société lors de ce second tour entre la rupture libérale (pour les riches) et autoritaire (pour les pauvres) de Sarkozy et une social-démocratie rénovée. La victoire de Ségolène Royal permettrait de mettre en valeur les idées d'une social-démocratie pluraliste et humaniste : priorité à l'europe politique, renouveau démocratique et social, développement durable et affirmation de la dignité du travail. Sur ce dernier point, la rhétorique sarkozyste sur la valeur travail a surtout eu pour conséquence d'évacuer une réflexion nécessaire :
Le vif débat sur la "valeur travail" a bien illustré, pendant toute la campagne, la grande préoccupation des Français, mais le candidat de l'UMP l'a instrumentalisée pour la transformer en un combat fratricide : celui qui croit au travail et celui qui n'y croit pas, comme si celui qui n'a pas de travail n'y aspirait pas et celui qui en a ne pouvait le partager. Ainsi, escamote-t-il la question cruciale des nécessaires évolutions du travail dans notre société et des indispensables réformes du traitement du chômage pour diviser les Français entre paresseux et travailleurs, alors que, par exemple, toutes les statistiques montrent que les Français travaillent plus que les Allemands. Certes, il faut lucidement s'interroger sur l'assistanat – qui doit être l'aide offerte par la collectivité à un moment difficile d'une vie, mais pas le système d'une vie – mais le sarkozysme alimente le rejet des exclus, alors que les réinsérer est un impératif de dignité ainsi qu'une nécessité économique.
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Par theo, le
lundi 30 avril 2007
:: Brèves
C'est la réaction du journaliste du Monde Dominique Dhombres, peu suspect de sympathie pour Ségolène Royal, lorsqu'il a entendu Nicolas Sarkozy s'affranchir de toute réalité en attribuant à Mai 68.... la spéculation boursière. Un grand moment de surréalisme.
'La suite était encore plus ébouriffante. "Voyez comment la contestation de tous les repères éthiques a contribué à affaiblir la morale du capitalisme, comment elle a préparé le terrain au capitalisme sans scrupule des parachutes en or, des retraites chapeaux, des patrons voyous", s'écriait-il. Le capitalisme était évidemment parfaitement moral avant 1968, et les patrons voyous ont manifestement lu leur feuille de route sur les murs de la Sorbonne ! Quant aux parachutes en or, c'est bien connu, ils ont été inventés sur les barricades de la rue Gay-Lussac. Pourquoi pas dans les usines occupées ?'
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Par theo, le
lundi 30 avril 2007
:: Brèves
Dans l'interview qu'il a accordée dimanche 28 au Journal du Dimanche, Jacques Delors réaffirme son soutien à Ségolène Royal en développant ses arguments, notamment la qualité du projet proposé par Royal :
"Je suis un partisan de l'économie de marché régulée, à la française parce que chaque pays a ses traditions. Ségolène Royal est dans le droit-fil de cette pensée, tout en sachant l'urgence de certaines situations, notamment sociales. C'est pourquoi elle ne promet pas la lune en matière de déficit. Le souci de la dette est là, il faut la réduire progressivement. Mais il faut aussi qu'elle puisse répondre aux impératifs d'une cohésion sociale retrouvée. Ce qui n'empêche pas de faire repartir l'économie. C'est tout à fait possible à court terme, mais surtout à moyen terme, grâce au développement de l'éducation, de la recherche, de l'innovation et à la libération des forces créatrices, notamment celles des petites et moyennes entreprises et des artisans. Tout cela Ségolène Royal l'a compris."
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vendredi 27 avril 2007
Par theo, le
vendredi 27 avril 2007
:: Brèves
Maître Eolas a la gentillesse d'expliquer à Nicolas Sarkozy pour quelle raison l'Europe se mèle du niveau de la TVA. Cette affaire de TVA, il "ne comprend pas" (sic).
"le Président de la République est garant du respect des Traités (article 3 de la Constitution). Or la TVA au niveau de l'Europe, ça vient d'un traité, et pas le moindre. Que le possible futur président feigne de ne pas comprendre ce traité a de quoi laisser circonspect."
"Mais bon, on ne peut pas en vouloir à Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas comme s'il avait été ministre des Finances de mars à novembre 2004, et ministre du budget de 1993 à 1995, non plus, hein."
Ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy argumente que "on" veut l'empêcher d'agir. Alors que la réalité est plus prosaïque : le droit doit être appliqué. Sarkozy est le seul candidat à croire que l'état de Droit est un pays étranger.
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jeudi 26 avril 2007
Par Smith, le
jeudi 26 avril 2007
:: Brèves
Les partisans de Nicolas Sarkozy ont une conception particulière du débat démocratique :
André Santini sur le débat entre François Bayrou et Ségolène Royal : C'est anti-démocratique, c'est même anticonstitutionnel
Jules, Eolas, vous pouvez nous éclairer sur la constitutionnalité d'un tel débat ?
Gilles de Robien sur le fait que François Bayrou ne se soit pas - encore - prononcé : Franchement, c'est aussi immoral, d'avoir emmené 6,8 millions de Français de bonne foi vers un vote en disant 'je serai présent au second tour' - c'est un échec - et en plus de ça les laisser complètement en rade, en disant : 'je ne me prononcerai pas', ça aussi sur le plan politique, c'est immoral
.
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Par Smith, le
jeudi 26 avril 2007
:: Brèves
Nicolas Sarkozy dans Face à la une (via Le Monde) :
"Dans une compétition de football, il y a une finale entre le numéro un et le numéro deux" et "le numéro trois, il fait autre chose, mais il n'est pas dans la finale", a-t-il expliqué. "Dans l'urne, il n'y aura pas de bulletin de M. Bayrou", a tenu a rappeler M. Sarkozy.
"Je ne pense pas qu'on rénove la vie politique en s'abstenant de faire un choix. (...) François Bayrou est tout à fait logique avec sa démarche. Il pense que Mme Royal ne sera pas une bonne présidente de la République, il pense que je ne serai pas un bon président de la République. Au fond, il pense qu'il n'y avait que lui qui pouvait être un bon président de la République"
On lui a expliqué qu'il n'avait pas déjà gagné l'élection ?
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mercredi 25 avril 2007
Par Smith, le
mercredi 25 avril 2007
:: Brèves
La question est posée par lemonde.fr au sujet de sa prise de position ("pas de consigne de vote"), la réponse nous intéresse ici aussi : le débat est ouvert.
Le verbatim de la conférence de presse sur le site bayrou.fr :
Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu’il a choisis d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantage au plus riche.
Ségolène Royal paraît mieux intentionnée en matière de démocratie, encore que le parti socialiste n’ait rien fait quand il était au pouvoir pour corriger ces maux, plus attentive à l’égard du tissu social, mais son programme, multipliant les interventions de l’État, perpétuant l’illusion que c’est à l’État de s’occuper de tout, et qu’il peut s’occuper de tout, créant je ne sais combien de services publics, va exactement à l’encontre, en sens contraire, des orientations nécessaires pour rendre à notre pays et à son économie leur créativité et leur équilibre.
La conférence commentée par un électeur "de gauche" bayrouiste :
Il indique cependant, sourire en coin, qu'il a tout de même "choisi ce qu'il ne ferait pas" ; et invite les auditeurs à le déduire de son analyse. Je devine donc, sinon une légère préférence pour Ségolène Royal, au moins une réticence claire devant le choix de Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal ou l'abstention, donc.
Comme moi au soir du 22 avril, donc.
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Par Smith, le
mercredi 25 avril 2007
:: Brèves
Même mort, Francois Mitterrand fait les analyses les plus justes :
Pour le moment, et pour plagier une formule célèbre, Ségolène Royal est politiquement majoritaire mais elle est électoralement minoritaire. Mais l’espoir demeure. Pour la première fois dans l’histoire électorale, l’arithmétique des résultats découlant d’un scrutin de premier tour d’une élection présidentielle peut s’inverser. Il y a un gouffre entre le bloc Sarkozy-Lepen et le premier des électeurs de François Bayrou qui serait le plus proche de ce bloc réactionnaire, un gouffre moral et par conséquent politique.
Dans ces conditions, ne sous estimez pas la portée du geste que va accomplir François Bayrou ce jour. L’électorat « centriste » était déjà très ébranlé, il n’en sortira que davantage désemparé. Pour un centriste, choisir de ne pas choisir, c’est déjà choisir, et ne pas appeler à voter à droite, cela résonne comme un appel à voter à gauche.
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Par Smith, le
mercredi 25 avril 2007
:: Brèves
C'est la question que se pose fort opportunément Sarkozy maintenant qu'il a capté une grande partie de l'électorat frontiste. La droite sarkozyste est sans aucun doute décompléxée. Nous ne répondrons pas ici à la question qu'il pose, Marianne le fait déjà très bien. Comme l'explique Joffrin, nous ne sommes pas animés par la haine, nous combattons un projet économique libéral et patrimonial...
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mardi 24 avril 2007
Par theo, le
mardi 24 avril 2007
:: Brèves
Jamais en retard d'une surprise, Ségolène Royal a eu lundi soir une initiative inédite : elle lui propose un dialogue public, un débat devant les journalistes sur leurs projets respectifs. Les traditionnelles arrières-boutiques en sont pour leurs frais. Sarkozy, lui, préfère laisser planer la menace.
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Par Smith, le
mardi 24 avril 2007
:: Brèves
Il est difficile de ne pas faire un parrallèle entre les parcours récents d'Eric Besson et de Dieudonné. Ils ont rejoint ces derniers jours, et après les avoir longtemps combattu, Nicolas Sarkozy et le Front National respectivement. On a beaucoup parlé dans le cas Dieudonné de rapprochement idéologique sur des thèses antisémites. Mais on peut également voir dans ce comportement paradoxal un trouble psychologique, une variante du syndrome de Stockholm : après avoir partagé une partie de la vie de leurs adversaires, Dieudonné comme Eric Besson adoptent petit à petit le point de vue de ceux-ci.
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Par Smith, le
mardi 24 avril 2007
:: Brèves
C'est ici :
Je pense qu'il ne faut pas mentir aux Français, les fonctionnaires doivent comprendre qu'il n'y a pas de honte à gagner de l'argent.
J'ose le dire sans démagogie, les jeunes des cités doivent aimer la France ou la quitter.
Je ne suis pas de ceux qui font le jeu des extrêmes, mais il faut parler vrai, les immigrés seront nettoyés au karcher.
Les vraies sont chez petites-phrases.
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lundi 23 avril 2007
Par Smith, le
lundi 23 avril 2007
:: Brèves
Dans sa profession de foi, Nicolas Sarkozy propose de supprimer l'imposition de l'héritage afin de réhabiliter le travail :
Je supprimerai les droits de donation et de succession pour que vous puissiez transmettre à vos enfants le fruit du travail de notre vie.
Il va, sur ce point, encore plus loin que le projet de l'UMP qui proposait d'exonérer la transmission des "patrimoines petits et moyens". Le projet UMP ajoutait :
Pour des raisons d’équité, les grosses fortunes et les gros patrimoines, par exemple à caractère financier ou industriel, continueront d’être assujettis
Comme quoi, l'équité a des contours mouvants et confus à l'UMP... Evidemment, l'argumentation se basant sur la valeur travail est absurde : comment valoriserait-on le travail en supprimant un impôt sur le capital ?
Dans cette étude de l'OFCE joliment titrée Les inégalités en héritage, l'auteur critique également la rhétorique de l'UMP :
Les droits de succession ne peuvent pas s’apparenter à une confiscation des fruits du travail. Premièrement, les taux actuels
sont loin d’être confiscatoires. Ensuite, le patrimoine ne provient pas que des revenus du travail : les revenus des capitaux
contribuent à l’accumulation des richesses, surtout pour les plus grosses fortunes, celles concernées par les droits de succession.
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Par theo, le
lundi 23 avril 2007
:: Brèves
Le magistrat Dominique Barella, ancien président de l'USM (syndicat modéré), ancien membre du CSM, explique que non seulement Sarkozy a fait régresser les libertés publiques, mais que sa politique n'a pas eu d'efficacité dans la lutte contre la délinquance. Même en tant que ministre de l'économie il a contribué à affaiblir la justice, à laquelle il promet aujourd'hui, sans vergogne ni conviction, de donner plus de moyens. A la lueur du passé, il est impossible de le croire.
"Nicolas Sarkozy est le symbole des promesses mensongères chargées de faire croire à l’efficacité de celui qui les tient mais ne se considère pas engagé par leur absence d’effets.
Nicolas Sarkozy s’est comporté comme un moulin à réformes, chaque loi qu’il a proposée n’a servi qu’à assurer sa publicité personnelle, à camoufler son échec dramatique en matière de sécurité et à éviter que l’on parle de son bilan calamiteux."
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Par Guillermo, le
lundi 23 avril 2007
:: Brèves
Et dès ce matin, la newsletter des amis de Nicolas Sarkozy titrait élégamment "ce que ses amis disent d'elle", en recyclant les perles de la campagne interne. C'est sûr, quand il y a débat, ça laisse des traces, pas comme un gros plébiscite. En tout cas, ça commence bien ; heureusement, côté attaques personnelles, Marianne a fait fort.
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samedi 21 avril 2007
Par Guillermo, le
samedi 21 avril 2007
:: Brèves
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Par Smith, le
samedi 21 avril 2007
:: Brèves
Dans un étrange édito, Jean-Marie Colombani dit souhaiter la présence de Ségolène Royal au second tour afin d'assurer les chances d'un vrai choix
. La suite est surréaliste :
Il sera temps, entre les deux tours, de comparer l'une à l'autre au regard des enjeux de la société française et de la place du pays dans le monde, afin de lever, si possible, les ambiguïtés et les déceptions nées de la campagne pour le premier tour.
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vendredi 20 avril 2007
Par Smith, le
vendredi 20 avril 2007
:: Brèves
On ne pourra pas dire que l'on n'a pas été prévenu. Comme le rappelle Borloo, qui prépare déjà le second tour, il faut une majorité pour gouverner. Donc attention à ce que l'UMP et Sarkozy après avoir été chassés par la porte ne reviennent pas par la fenêtre :
"il n'y a aucune espèce de raison que demain l'UMP et l'UDF ne continuent pas à avoir une alliance majoritaire et à travailler ensemble"
"chacun a besoin d'une majorité parlementaire". "On n'est pas dans une monarchie où quelques ministres désignés par le roi feraient la politique du pays". "Il faut une majorité pour gouverner. Ce n'est pas qu'une affaire d'un président et de quelques personnalités"
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Par Smith, le
vendredi 20 avril 2007
:: Brèves
J'ai parlé ici du risque de dérive vers la droite si la gauche n'est pas représentée au second tour. Le vote Bayrou permet en théorie de ne pas choisir entre les projets de société proposés par la droite ou par la gauche mais en réalité (comme j'écrivais déjà ici) ce sont les plus défavorisés qui seraient les premières victimes d'une confrontation (future alternance ?) entre le centre gestionnaire et la droite poussée vers son extrême. Dans cette tribune, Joffrin rappelle que voter c'est décider :
Les coups de billard à trois bandes sont rarement fiables, et la boule blanche disparaît souvent dans le trou de l'inconnue politique. Les votes, faut-il le rappeler, sont des décisions et non des messages. Si l'on vote Bayrou, c'est qu'on décide, vraiment, de faire disparaître la gauche dès le premier tour pour la deuxième fois de suite, autrement dit de la rayer de la carte. S'il y a un message, il est clair : adieu gauche, socialisme, réforme sociale incertaine mais généreuse, lutte contre le libéralisme débridé, humanisation historique du capitalisme. Place aux gestionnaires, qui parlent avec raison de la dette et des déficits mais qui ne prévoient pas grand-chose pour les oubliés du redressement économique, si redressement il y a.
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jeudi 19 avril 2007
Par Smith, le
jeudi 19 avril 2007
:: Brèves
La dénonciation de l'UMPS (anciennement RPR/PS) est un classique d'extrême droite. Ce coup-ci Le Pen se fait dépasser par le centre :
Comment en est-on arrivé là ? Depuis 25 ans, l’UMP et le PS ont eu tous les pouvoirs, sans exception, en France. En apparence, ils se disputent sur tout. En réalité, ils sont d’accord pour ne rien changer.
Ils n’ont jamais voulu réformer l’État. Ils ont seulement voulu le contrôler. Ils ont pris toutes les habitudes du pouvoir, de ses avantages et de ses facilités. Ils feront tout pour le conserver.
Du coup, Le Pen modernise et affine son discours :
Hélas, dans un même élan de complicité destiné à tromper l’opinion, les partis du système UMP-UDF-PS-PC se sont solidarisés pour maintenir leurs privilèges. Ils ont ainsi permis la réélection de Jacques Chirac. Cinq ans se sont passés depuis… Cinq ans de perdus.
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Par Smith, le
jeudi 19 avril 2007
:: Brèves
Certains voudraient faire croire que DSK maintient une ambiguïté par rapport dans ses relations avec François Bayrou. Il faut dire qu'il n'est pas aidé par le titre de cette dépêche AFP. PPDA en conclue que DSK ne rejette pas l'idée d'être Premier Ministre de François Bayrou. Pourtant, DSK aurait difficilement être plus explicite sur une éventuelle alliance avec l'UDF que dans la conférence de presse organisée hier :
"Un Premier ministre, sous la Vème République, c'est quelqu'un qui a une majorité. Donc, s'il n'y a pas de majorité socialiste à l'Assemblée nationale, il n'y a pas de Premier ministre socialiste"
"C'est flatteur et gentil de sa part, une fois, qu'il me trouve quelques qualités, ça devient un peu ridicule lorsqu'à répétition sa campagne consiste à s'approprier des hommes dont la ligne politique n'a jamais été la même que la sienne", a estimé M. Strauss-Kahn, s'en prenant à "un perturbateur qui fait des commentaires que je réprouve". "Je voudrais que François Bayrou soit assez aimable pour finir la campagne de premier tour en parlant de ses propositions et en ne me mettant pas en scène dans ce qu'il entend entreprendre", a-t-il insisté.
"S'il est juste de vouloir organiser au second tour, lorsqu'il opposera Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy, un front anti-Sarkozy (...) auquel tous seront bienvenus, ça n'a rien à voir avec un problème d'alliance entre l'UDF et le PS"
"Son choix politique est légitime mais ce n'est pas le mien" "quand on est à gauche, on vote à gauche".
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Par Smith, le
jeudi 19 avril 2007
:: Brèves
Nouvel appel d'intellectuels dans Libé, cette fois en faveur du vote Ségolène Royal dès le premier tour :
Une nouvelle défaite électorale de la gauche serait synonyme de graves menaces contre les libertés fondamentales et l'indépendance de la justice, de régression pour la recherche et d'asphyxie pour la création artistique, de domestication de l'information. Elle ouvrirait toutes grandes les portes à l'insécurité sociale et à la dérégulation économique, repoussant les forces progressistes et les mouvements sociaux en situation défensive et interdisant toute lutte efficace contre la dictature du marché dans l'Union européenne. Elle accentuerait la xénophobie et la criminalisation de l'immigration.
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Par Smith, le
jeudi 19 avril 2007
:: Brèves
Cette vidéo va faire parler d'elle. A regarder jusqu'au bout !
Sarkozy par lui même
Le meilleur passage à la fin, lorsque, questionné sur l'émission J'ai une question à vous poser, Sarkozy admet une erreur sur les moutons égorgés et la polygamie mais tente de la justifier :
Vous vous mettez dans le truc, j'ai cent gugus que j'ai jamais vu de ma vie, je suis bombardé de questions, je viens de me faire alpaguer par l'homosexuel, j'ai rien contre en tant que tel, je m'en sors sur la différence entre l'amour, le désir, le contrat d'union civile, etc. Là dessus, j'ai l'autre là, harpie...
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mercredi 18 avril 2007
Par Smith, le
mercredi 18 avril 2007
:: Brèves
Reçu dans ma boite mail :
Bonjour à tous,
(...)
Je voulais juste vous rappeler que les sondages donnent deux tendances actuellement, Le Pen-Sarkozy au deuxième tour, synonyme de crise politico-sociale, d'abstension de votes et de honte internationale, ou Sarkozy-Royal, équilibre démocratique et possible relance de la campagne. Bayrou aussi sympatique que charmant, même à droite, ne passe jamais ce premier
tour, il reste le quatrième homme quoiqu'il arrive. Alors même si à 4 jours des élections l'idée d'un votre véritablement utile en fait sourire plus d'un je crains malheureusement qu'il faille oublier les bonnes bouilles pour des programmes avant tout solides. Je ne vote pas Royal par conviction pour la personne mais pour tout un parti et les idées qu'il véhicule, et toujours contre les valeurs de la droite. Je n'ai pas les moyens de voter à droite, je gagne moins de 1500 €/mois, n'ai aucun emploi stable et ne suis pas propriétaire, je tiens juste à rester dans un état libre de droit et d'expression.
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Par Smith, le
mercredi 18 avril 2007
:: Brèves
La droite a beau essayer de se couvrir d'oripeaux sociaux, elle n'a comme dans cette affaire, aucune intention de s'attaquer aux injustices ou même d'imposer les règles élémentaires d'éthique et de morale
comme dirait l'ex-collègue de Breton au gouvernement :
Il n’en a pas fallu davantage pour que Thierry Breton, le ministre de l’Economie, impose un règlement négocié. Les relations entre les actionnaires industriels et l’actionnaire public ont dès lors pris un tour tellement conflictuel qu’il a fallu faire appel à un Monsieur Bons offices, en la personne de Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, et habituel médiateur des causes impossibles. "Son rôle a consisté à convaincre Noël de partir, et à convaincre les actionnaires d’accepter une séparation à l’amiable, confie un proche du dossier. Et la seule solution intelligente pour sortir de l’impasse consistait à assurer la bonne exécution du contrat".
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mardi 17 avril 2007
Par Smith, le
mardi 17 avril 2007
:: Brèves
Sarkozy évoquant Voltaire, Jules Ferry, Jaurès, BLum... Pour Jean-Noël Jeanneney, la capacité d'oubli des citoyens n'est pas infinie ! La droite en son temps a stigmatisé, calomnié, injurié ces personnes qui ont incarné le progrès social. Mais prenons cet hommage du vice à la vertu pour ce qu'il est vraiment :
C'est peut-être l'aveu d'une gêne secrète devant une évidence : depuis deux siècles, cette droite dont M. Sarkozy est le descendant et l'actuel porte-parole n'a pas cessé de freiner les évolutions du progrès avant de se trouver contrainte, par l'évolution des esprits et par le jeu des forces sociales, à se convertir, en vagues successives, à une partie des principes que les hautes figures dont il est question ont incarnés dans le passé, parfois jusqu'au martyre.
Quoi qu'il en soit, quelque pudeur ne serait pas malvenue de la part d'un homme qui attend, si on le comprend bien, que les leaders de la gauche soient morts pour les aimer à titre posthume. Ségolène Royal est heureusement bien vivante.
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Par Smith, le
mardi 17 avril 2007
:: Brèves
Dans l'esprit de la campagne joyeuse que Ségolène Royal appelait de ses voeux, le collectif "La France qui se lève tôt" est allé réveiller les habitants de Neuilly ce matin :
Dans tout autre pays, un ministre qui afficherait de tels bilans (au budget, à Bercy ou à l’intérieur) aurait été sorti du gouvernement. En France il risque d’être élu…Mais ce n’est pas une fatalité : son programme va à l’encontre de la grande majorité des Française et son bilan montre qu’il constitue une vraie menace pour la paix sociale. Que l'on soit lêve-tôt ou pas, que l'on vote à gauche ou au centre, on a tous une bonne raison de ne pas voter Sarkozy. Cela passe par la déconstruction de son discours sur la valeur travail. Un discours qui confine à l'escroquerie, mais que personne ne semble vouloir dénoncer. Aux citoyens de le faire, et de manière bruyante !
Après Jaurès et Neuilly, prochain RDV : vendredi 6h30 M° La Muette à Paris
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Par Smith, le
mardi 17 avril 2007
:: Brèves
La campagne « Cette France-là, vous l’aimez ? vous pouvez la changer » s'offre ou s'est fait offrir une pleine page dans libé. C'est violent :
Mais en dépit des traces de tortures marquant son corps, en dépit des preuves relatives à la disparition de ses frères et à sa propre détention, Elanchelvan Rajendram a été débouté et renvoyé au Sri Lanka, le 30 août 2005, suite à un arrêté de reconduite à la frontière. Brièvement incarcéré à son retour au pays, Elanchelvan Rajendram a ensuite tenté de retrouver une vie normale : il a repris ses études, s’est marié et a eu une petite fille, née en automne 2006. À l’aube du 28 février 2007, les militaires qui ont abattu Elanchelvan Rajendram ont tiré seize balles, dont six l’ont atteint. En mars 2007, le ministère de l’Intérieur et l’Office français de protection des réfugiés et apatrides se félicitaient de la diminution substantielle des demandeurs d’asile sur le territoire national.
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Par Smith, le
mardi 17 avril 2007
:: Brèves
Je trouve Smoking, la nouvelle chronique hebdomadaire de Marcelle dans Libé plus réjouissant que la défunte Quotidienne. Il n'y a pas de mystères : il a plus de temps et plus de place. Cette semaine, il nous parle de ses sentiments sur Sarkozy, Besancenot et Royal.
cinq années ont passé, et, par un invraisemblable retournement, les patrouilles de police terrorisent autant que les voyous. Les forces de l'ordre font désordre.
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lundi 16 avril 2007
Par Smith, le
lundi 16 avril 2007
:: Brèves
Lionel Jospin sait prendre du recul par rapport aux sondages. Il rappelle que la vocation du Parti Socialiste est de rassembler une majorité autour de lui à gauche, comme le font d'ailleurs les grands partis sociaux-démocrates
et ajoute que Rocard et Kouchner ont les mérites de la constance
:
Nous avons écarté cette stratégie en 1981, et en 1997 j'ai à nouveau rassemblé la gauche et nous avons gagné.
Si nous l'avions suivie, jamais avec la gauche et François Mitterrand nous n'aurions remporté la victoire du 10 mai 1981 (...) Et si nous avons perdu en 2002, c'est que cette majorité s'est défaite.
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Par Smith, le
lundi 16 avril 2007
:: Brèves
Via des amis, une opération sms du 1er tour. L'idée est de convaincre certains indécis en leur envoyant un texto le dimanche matin... Ce n'est pas du spam, il s'agit de convaincre un proche en étant imaginatif et convaincant en moins de 150 signes. Ci-dessous, quelques exemples proposés de sms :
- Le 22 avril souviens-toi du 21 !
- Pour battre la droite, la gauche doit être second tour !
- Fais attention, voter Sarko c'est génétique...
- Bayrou c'est la droite, vote pour ta famille !
- Dans un match PSG-OM, tu voterais pour l'arbitre ?
- Sarko pour cinq ans ? Pitié, vote Ségolène !
- Sarko-Bayrou au deuxième tour ? La double peine...
- Ne te fie surtout pas au sondages... pas de nouveau 21 avril, vote Ségolène !
Je rajoute :
- Ne te trompe pas, Vote à gauche !
- Un sms pour Ségolène = un sms pour la victoire de la gauche
Toi aussi participe au grand concours "un sms pour la victoire" !
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Par theo, le
lundi 16 avril 2007
:: Brèves
Les Belges, en voisins observateurs, sont souvent meilleurs juges que nous de ce qui se passe en France, du moins plus objectifs car pas partie prenante. Leur meilleur quotidien, Le Soir, sort de sa réserve pour nous mettre en garde : Sarkozy est dangereux, "il a franchi la ligne rouge".
"Ce virage complète chez Nicolas Sarkozy une posture résolument populiste. Combien de fois, lorsqu'il était à l'Intérieur, n'a-t-il pas accusé les juges de ne pas en faire assez, violant ouvertement la séparation des pouvoirs ? Sa mainmise sur les médias..."
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Par Guillermo, le
lundi 16 avril 2007
:: Brèves
Au moins, c'est clair :
Si c'est Nicolas Sarkozy qui gagne, vite se précipiter sur Accor (consolidation des 39 heures hebdomadaires dans le secteur de la restauration), Axa (libéralisation du marché de la santé) ou TF1 (assouplissement de la loi sur les concentrations)...
Votez Sarko, votez TF1 !
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dimanche 15 avril 2007
Par theo, le
dimanche 15 avril 2007
:: Brèves
La sociologue Janine Mossuz-Lavau votera Ségolène Royal, mais "pas seulement" parce qu'elle est socialiste.
Elle est aussi résolue à agir pour les plus pauvres, qui sont des millions, et elle apporte une nouvelle manière de faire de la politique.
"Ségolène Royal l’a fait. Elle a imposé sa phase d’écoute et en tiré des propositions correspondant non pas à des réflexions muries dans le splendide isolement de bureaux parisiens mais à ce qui se passe sur le terrain, dans le quotidien des gens. Et cela concorde avec ce que j’ai entendu pendant des années. Si elle est élue, je pense qu’elle poursuivra dans cette voie. Et on pourra dire que, pour une fois, en politique, le niveau monte."
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Par Smith, le
dimanche 15 avril 2007
:: Brèves
Plus fort que Morandini, Voter à Gauche publiera le 22 avril toutes les rumeurs et tendances qui circulent dans les rédactions, et ce dès 17 heures...
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samedi 14 avril 2007
Par Smith, le
samedi 14 avril 2007
:: Brèves
Dans le dernier numéro de Charlie Hebdo (en kiosque, 2 euros ; la une ici), Ségolène Royal s'exprime sur le clivage gauche-droite :
CH : Ségolène Royal, qu'est-ce que la gauche peut apporter que la droite n'apportera jamais ?
SR : Je n'ai aucune hésitation là-dessus : l'extension de la Sécurité Sociale. il est là le coeur de la bataille, dans l'affaiblissement de la redistribution et des liens de solidarité, ou dans leur renforcement.
CH : Est-ce là la seule différence ?
SR : Non, bien sûr. J'ai comencé par le cri du coeur , par ce qui pour moi est fondamental. La droite n'ira pas plus loin dans la décentralisation, elle n'osera jamais la réforme de la politique africaine de la France et de la politique de codéveloppement. Moi, si. Elle ne réformera pas davantage le dialogue social, on l'a vu, elle ne fera rien pour le syndicalisme de masse, pas plus qu'elle ne proposera aux salariés d'être représentés aux conseils d'administration de leurs entreprises. J'oubliais : la droite parlerait-elle de la "France métissée" ? C'est là la réalité de notre pays, mais cela semble gêner certains.
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vendredi 13 avril 2007
Par Smith, le
vendredi 13 avril 2007
:: Brèves
Si même les Renseignements Généraux ne savent pas garder un secret...
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Par Guillermo, le
vendredi 13 avril 2007
:: Brèves
Une enquête des Renseignements généraux donne Nicolas Sarkozy en tête devant Jean-Marie Le Pen.
La Direction Centrale des Renseignements Généraux est en possession d’une enquête confidentielle sur l’état de l’opinion qui annonce l’élimination de Ségolène Royal au 1 er tour. Cette enquête, effectuée dans le cadre des missions de prise de température de l’opinion sur des thèmes non politiques, baptisée "Mercure", est effectuée sur un échantillon de 15.000 personnes sur tout le territoire français.
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jeudi 12 avril 2007
Par Smith, le
jeudi 12 avril 2007
:: Brèves
Dans cet entretien dans libération, Eric Heyer analyse la proposition de "TVA sociale" de Nicolas Sarkozy : à court terme, une telle mesure pourrait créer des emplois mais au prix d'une baisse du pouvoir d'achat des salariés les plus modestes :
les consommateurs allemands ont subi une perte de pouvoir d'achat. Ce serait les mêmes perdants en France. Et en premier lieu, les consommateurs qui ont des salaires modestes et qui consacrent la quasi-totalité de leur revenu à des achats quotidiens dont le taux de TVA est de 19,6 %.
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Par theo, le
jeudi 12 avril 2007
:: Brèves
Eric Maurin a la bonté de synthétiser pour nous l'analyse fouillée des propositions de Nicolas Sarkozy en matière fiscale. Pour ceux et celles qui se réveilleraient un peu tard et douteraient encore de la pertinence du clivage droite-gauche.
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Par theo, le
jeudi 12 avril 2007
:: Brèves
Partant du désormais fameux échange entre Sarkozy et Onfray, Eric Fassin explicite la démarche de Nicolas Sarkozy, qui consiste à dire tout et son contraire pour brouiller tout repère et laisser le terrain à celui qui l'occupe le plus (à savoir, lui).
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mercredi 11 avril 2007
Par theo, le
mercredi 11 avril 2007
:: Brèves
La Ligue des Droits de l'Homme a noté les candidats, et aucun des 3 principaux n'arrive en tête, ce qui n'est pas une bonne nouvelle. Royal reçoit un 14/20 très correct, Bayrou obtient moins de 8/20 et Sarkozy est bon dernier.
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Par Smith, le
mercredi 11 avril 2007
:: Brèves
On avait parlé ici de l'appel dans le Nouvel Observateur de personnalités soutenant Ségolène Royal, candidate de l'espérance
. Il existe aujourd'hui un site sur lequel les signataires de l'appel expliquent les raisons de ce choix.
Evelyne Pisier, juriste :
Et si je vote pour Ségolène Royal, c’est que je lui fais confiance pour continuer le combat. En renouant avec la participation des citoyens, des syndicats, des associations, elle tisse résolument un lien entre le privé et le public, un lien, non seulement social comme le nommait Hannah Arendt, mais un lien évidemment politique.
Pap N’Diaye, historien :
L’expression de vote utile est parfois considérée avec suspicion, à gauche, comme une sorte de calcul mesquin délaissant les principes pour un compromis forcément décevant, une forme de trahison des idéaux. Ce n’est pas mon avis. Dans "vote utile", il y un beau mot : "utile". Mon vote pour Ségolène Royal sera précisément un "vote utile".
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Par Dan, le
mercredi 11 avril 2007
:: Brèves
Comment Nicolas Sarkozy est-il parvenu à s’imposer comme le candidat de la rupture tout en étant ministre en exercice ? Que révèlent les bourdes et autres lapsus des candidats ? Pourquoi emploient-ils tant d’oxymores (« rupture tranquille », « ordre juste », « révolution démocratique », « extrême centre »…).
PARLER POUR GAGNER
Sémiotique des discours de la campagne présidentielle de 2007
Denis Bertrand, Alexandre Dézé et Jean-Louis Missika
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Par Smith, le
mercredi 11 avril 2007
:: Brèves
Ariane Mnouchkine appelle à arrêter de tergiverser le soir, dans nos diners
et à voter pour Ségolène Royal, seule capable de mettre à une mise au monde d'un meilleur monde
:
contre la pauvreté, contre le communautarisme, pour la laïcité, pour la rénovation de nos institutions, contre l'échec scolaire, et donc pour la culture, pour l'éducation, et donc pour la culture, pour la recherche, et donc pour la culture, pour la préservation de la seule planète vivante connue jusqu'à ce jour, pour une gestion plus vertueuse, plus humaine, donc plus efficace des entreprises, pour l'Europe, pour une solidarité vraie, qu'on pourrait enfin nommer fraternité et qui ne s'arrêterait pas à une misérable frontière mais s'étendrait bien au-delà de la mer, bref, pour une nouvelle pratique de la politique, c'est un immense chantier que cette femme, eh oui, cette femme, nous invite à mettre en oeuvre. Et moi, je vote pour ce chantier.
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mardi 10 avril 2007
Par Smith, le
mardi 10 avril 2007
:: Brèves
Alors que Bayrou affirme vouloir rompre avec la droite et l'UMP, au niveau local strictement aucune alliance n'a été dénoncée. Sur le terrain, l'UDF est toujours de droite. Dans un article du Monde, cette réalité du terrain n'échappe pas aux élus locaux de l'UDF :
les gens ne comprennent pas de prime abord qu'on veuille rompre avec l'UMP. Il faut expliquer ce qu'on veut faire, que le pays est en pleine crise, qu'il y a nécessité d'une nouvelle donne politique. Culturellement, nos électeurs fonctionnent sur une alliance avec l'UMP. Cela leur semble naturel. (Un rapprochement avec le PS ?) Je ne parle jamais de ce sujet dans mes réunions. Et, on m'en parle peu. Franchement, on ne semble pas prêt à cela. Les alliances, on verra cela après le premier tour. Pour l'instant, chacun roule à fond pour son champion.
L'assemblée départementale, c'est très différent. On est là pour gérer.
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Par theo, le
mardi 10 avril 2007
:: Brèves
Comme quoi certains à l'UDF ont un peu de bon sens.
L'autre député UDF du département, Stéphane Demilly, a pris position en faveur de M. Bayrou, mais souligne que son suppléant lors des élections législatives de juin sera, comme en 2002, Jean-Pierre Viénot, maire (UMP) de Péronne : "Il y a les jeux stratégiques nationaux et le travail sur le terrain. Ce sont deux choses différentes. Les bagarres à Paris, c'est pas mon truc."
Les fantasmes de son président non plus, dirait-on.
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Par Smith, le
mardi 10 avril 2007
:: Brèves
Ségolène Royal, victime de machisme ? C'est dans l'air mais on n'arrive pas toujours à mettre le doigt dessus... Sauf lorsque Nicolas Sarkozy parle d'hystérie ou, comme dans cette vidéo, quand les journalistes politiques assimilent Ségolène Royal à une institutrice :
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lundi 9 avril 2007
Par Guillermo, le
lundi 9 avril 2007
:: Brèves
CPC = CPE ? Voyons ce qu'en dit Piketty, économiste engagé mais sérieux :
Il reste que la comparaison avec le CPE n'a aucun sens : alors que ce dernier concernait tous les jeunes et les mettait sous la coupe réglée des entreprises, le contrat première chance se concentre sur la petite minorité de jeunes sortis sans qualification du système éducatif et leur propose un parcours de formation en alternance. Surtout, tout laisse à penser que cette mesure ciblée aura un bien meilleur rendement économique que les nouveaux dispositifs d'exonérations de charges prônés par Sarkozy et Bayrou.
Notons aussi, car on ne le répétera jamais assez :
Le candidat UMP prétend vouloir revaloriser le travail tout en proposant de supprimer l'impôt sur la fortune acquise par héritage, et nombre de journalistes semblent hésiter à pointer cette évidente contradiction économique.
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samedi 7 avril 2007
Par Guillermo, le
samedi 7 avril 2007
:: Brèves
Tout est bon pour réveiller un pays qui se dirige, lentement mais sûrement, vers 5 ans de sarkozysme. Le 6 mai, il sera trop tard. "Rejoignez nous, Réveillez-vous, il est Sarko moins 30".
(...)
Mardi 10 avril, rendez-vous sans faute à 6h (du matin) au métro Guy Moquet (l. 13) pour un parcours bruyant et festif à travers les quartiers, avant d’aller bosser et voter…
La France qui se lève tôt se réveillera-t-elle à temps ?
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vendredi 6 avril 2007
Par Smith, le
vendredi 6 avril 2007
:: Brèves
Décidement, cette élection est passionnante : à 1 mois du deuxième tour de l'élection présidentielle, il n'est pas exclu que Le Pen y soit présent et qu'il y affronte Sarkozy (et il n'est même pas certain que ce calvaire soit suivi d'une résurrection...)
Le Pen est en tout cas à un niveau jamais atteint dans les sondages. L'extrême gauche se range déjà derrière Royal par soucis de compromis ; C'est paradoxalement le centre-gauche dont est issue Royal qui manque à l'appel... Mais n'est-on pas toujours trahi par ses proches ?
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vendredi 6 avril 2007
:: Brèves
Daniel Schneiderman est-il le seul à avoir entendu cette stupéfiante déclaration de Nicolas Sarkozy qui stigmatise l'Allemagne?
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Par Smith, le
vendredi 6 avril 2007
:: Brèves
Alors que certains accusent Royal d'être trop à droite, de nombreux sympathisants d'extrême gauche vont voter pour elle dès le premier tour, confirmant que le clivage gauche-droite demeure pertinent. J'en parle ici, Etienne Balibar dans un entretien à Libé le confirme, pour faire échec à la droite
:
L'important à mes yeux est moins la personne, le style ou les convictions personnelles de Ségolène Royal que la place qu'elle occupe, les rapports de force entre acteurs politiques et l'usage qu'ils sauront faire de son élection. J'ajoute que l'arrivée d'une femme à la tête de l'Etat est une sorte de révolution, et qu'elle a été la seule à diagnostiquer le déficit de représentation de notre système politique.
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Par Guillermo, le
vendredi 6 avril 2007
:: Brèves
PARIS – APF (05/04/2007) Le président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, devrait confirmer dans la matinée du 6 qu'il renonce à être candidat à l'élection présidentielle du 22 avril prochain.
Voila la rumeur dévoilée... la suite ici.
Merci à Versac.
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jeudi 5 avril 2007
Par Smith, le
jeudi 5 avril 2007
:: Brèves
Nos voisins nous ont à l'oeil et trouvent cette campagne très machiste. Les propos de Nicolas Sarkozy sur Ségolène Royal n'ont pas suscité de polémique. Alex Vicente en conclut que les Français ne sont probablement pas prêts à élire une femme présidente :
les derniers propos de Nicolas Sarkozy sur Ségolène Royal n’ont suscité aucune polémique dans l’opinion. La vive riposte de sa rivale aux attaques qu’il dirigeait contre elle serait «une forme d’hystérie», a-t-il affirmé. Un choix sémantique qui n’est pas hasardeux : jusqu’au XIXe siècle, on croyait que c’était le déplacement de l’hystera (l’utérus, en grec classique) qui provoquait les symptômes de cette névrose extrême et, bien entendu, exclusivement féminine.
Pour le candidat portant virilement le costume du chef de tribu, parler d’hystérie devient un moyen de mettre en évidence l’incompétence de son adversaire, car son instabilité la rendrait inéligible à la présidence, cette fonction réservée aux hommes providentiels.
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Par Smith, le
jeudi 5 avril 2007
:: Brèves
C'est le prix à payer...
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Par Smith, le
jeudi 5 avril 2007
:: Brèves
En exclu sur Voter à Gauche !
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Par Smith, le
jeudi 5 avril 2007
:: Brèves
On parle sur la toile de cet extrait du dialogue entre Onfray et Sarkozy pour philosophie magazine :
«J’inclinerais pour ma part à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense »
Le portrait de Sarkozy, le candidat qui drape ses poils de loups dans une capeline républicaine, par Onfray intitulé Le cerveau d'un homme de droite est assez croustillant :
Je crois comprendre qu’il pense que le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d’une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu’il arrive, quoi qu’on fasse, tout est déjà réglé par la nature.
Dès lors, ne cherchons pas plus loin, chacun doit faire ce pour quoi il a été destiné : le Ministre de l’Intérieur effectue son travail, le Violeur le sien, et il en va d’une répartition providentielle (au sens théologique du terme) de ces rôles.
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Par Guillermo, le
jeudi 5 avril 2007
:: Brèves
Tout le monde s'affole et cherche absolument à savoir LA rumeur que tout le monde a entendu dans toutes les rédactions. Mes informateurs du côté du palais de Ceaucescu siège de campagne viennent de me dire : il parait que Sarkozy a découvert, au détour d'une note, que Blum et Jaurès qu'il cite abondamment étaient de gauche ! Il va y avoir du ménage parmi les conseillers.
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Par Smith, le
jeudi 5 avril 2007
:: Brèves
Dans les échos, un appel de 27 économistes en faveur de Ségolène Royal, la mieux placée pour remettre sereinement la France sur le chemin d'une nouvelle croissance, durable et partagée
:
Les politiques publiques doivent soutenir l'innovation, l'investissement, non la rente. Ces politiques doivent prendre pleinement en compte les objectifs du développement durable. Il faut attaquer l'échec scolaire à la racine, réformer les universités et offrir une formation professionnelle tout au long de la vie, car le capital humain est le déterminant fondamental de notre croissance. Pour réduire le déficit et redonner des marges de manoeuvre à la puissance publique, l'Etat doit devenir plus efficace, fixer des missions aux services publics et les évaluer. Les entreprises françaises doivent gagner en souplesse pour être compétitives, mais cette souplesse ne peut s'obtenir au prix de la précarité des individus.
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mercredi 4 avril 2007
Par Smith, le
mercredi 4 avril 2007
:: Brèves
Encore sur le Big Bang Blog. L'autre Judith Bernard également en forme dans un billet sur l'autoritarisme et l'autorité :
Mais c’est là la très belle réussite de sa tendance autoritaire, qui réclame pour s’épanouir un peu de bordel. Au vu de ses résultats concrets, il est tentant de conclure que l’ancien chef des forces de l’ordre a pour le désordre un faible probable, et qu’il est dans tous les cas son point faible.
L’autoritaire dépense beaucoup d’énergie à agiter toutes sortes de chiffons, il sue en gueulantes et en menaces répressives, le plus souvent inefficaces - car l’autoritaire n’a pas d’autorité. L’autorité, au contraire, se reconnaît en général au peu de moyens qu’elle mobilise, parce qu’elle est faite de principes et non d’effets.
L’ordre juste ça veut dire exactement ça : commençons par être justes, car c’est le commencement de l’ordre. Respectons celui à qui nous demandons le respect de la règle, afin de la lui rendre respectable. Et ne nous contentons jamais du spectacle de l’ordre, qui mentant à tous, méprise chacun.
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Par Smith, le
mercredi 4 avril 2007
:: Brèves
C'est sur le Big Bang Blog. David Abiker est en forme :
Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt. François Bayrou vient de formuler une proposition qui va sans doute nous aider à repartir dans le bon sens et susciter une très grande espérance populaire. Je souhaite seulement qu’il soit en mesure d’aller jusqu’au bout et ne néglige pas l’Ecole Supérieure de Commerce d’Agen. Car tôt ou tard, il faudra trancher. Là-bas aussi.
Toi aussi, aide le Président Bayrou à redresser le pays et utilise le formulaire joint.
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Par Smith, le
mercredi 4 avril 2007
:: Brèves
Hannibal, le groupe de jeunes hauts fontionnaires socialistes qui pensent que le clivage gauche-droite a toujours un sens lance un blog. Une tribune était parue dans libé :
Le Parti socialiste fait sa mue. Nous soutenons sans réserve Ségolène Royal parce que sa capacité à rétablir un lien direct avec les Français est une chance inespérée pour le Parti socialiste : débats participatifs, discussions sur les niveaux de revenus, petites retraites, petites entreprises... même la dette ! Notre candidate a de nouveau ancré le Parti socialiste à sa place naturelle : au coeur des attentes quotidiennes.
Ils expliquent plus longuement leur positionnement et convictions dans leur dernier billet :
Loin de publier une simple tribune de circonstance, nous souhaitions montrer qu’il existe un clivage droite-gauche et que certaines valeurs, certains objectifs politiques sont à gauche et d’autres à droite : échapper à l’affrontement des deux modèles de société que nous proposent Ségolène Royal d’une part et Nicolas Sarkozy d’autre part, est un leurre. Nos convictions nous ont conduit naturellement à soutenir Ségolène Royal.
Via Le monde
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Par Smith, le
mercredi 4 avril 2007
:: Brèves
Sur le site d'Alternatives Economiques, les candidats répondent sur le thème de la fiscalité et de la progressivité de l'impôt. Le texte de l'appel "Pourquoi nous consentons à l'impôt" est ici. L'opposition gauche-droite est nette : les candidats de gauche défendent la progressivité de l'impôt dans une optique de justice sociale et de réduction des inégalités de revenu. Ils réhabilitent également la dépense publique, notamment Ségolène Royal :La dépense publique, financée par l’impôt, ce sont des services publics, des investissements pour l’avenir, dont chacun profite
, et Marie-George Buffet : à juste raison, le besoin d’un niveau élevé de dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas seulement un coût, elles sont aussi un investissement, gage à la fois de justice et de dynamisme
.
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lundi 2 avril 2007
Par theo, le
lundi 2 avril 2007
:: Brèves
L'économiste Bruno Amable a lancé un comparatif des candidats sur l'échelle du néolibéralisme. Sans surprise Le Pen crève le plafond, suivi par Sarkozy et Bayrou. Royal est classée encore plus loin en 6e position, derrière... Dominique Voynet.
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jeudi 29 mars 2007
Par theo, le
jeudi 29 mars 2007
:: Brèves
"L'expertise" prend de la hauteur, depuis que Coe-Rexecode se pique d'analyser les programmes présidentiels.
Après avoir communiqué sur l'emploi, ce cabinet nous parle maintenant de la dette. Dans tous les cas, Sarkozy est le mieux placé d'après leurs analyses. Inconvénient : seule une partie de chaque programme (soigneusement sélectionnée) est prise en compte. Pour la dette Rexecode réalise un petit exploit : Sarkozy serait le seul qui réduirait la dette. Détail utile : l'institut reconnait ne pas tenir compte de sa promesse de baisser de 4 points les prélèvements obligatoires (coût sur 5 ans : 72 milliards d'euros). Un Etienne Wasmer trouve ça lui aussi un peu léger comme analyse.
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Par Smith, le
jeudi 29 mars 2007
:: Brèves
Tout le monde est-il à cran ? La question est posée dans libé :
Gilles Dansart a trois enfants scolarisés à l'école élémentaire de la rue du Général-Lasalle, près de l'école Rampal. Il a assisté à l'interpellation du Chinois : «Ces réactions ont un caractère spontané. Que ce soit pour ce grand-père emmené dans une voiture parce qu'il n'a pas de papiers, devant les yeux des enfants, ou pour ce jeune molesté parce qu'il a enjambé un portillon, ce qu'on a tous fait un jour. C'est une mobilisation de la société civile.»
Un sentiment partagé par Olivier Dhilly, professeur de philo, habitant près du QG de Sarkozy : «Cette quantité de policiers suscite une réaction épidermique. Les policiers eux-mêmes disent en avoir ras le bol. La police, rue d'Enghien, n'est pas perçue comme étant au service de la sécurité, mais au service d'un individu.»
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mercredi 28 mars 2007
Par Smith, le
mercredi 28 mars 2007
:: Brèves
Dans ce chat sur lemonde.fr, Eric Heyer fait preuve de pédagogie sur la dette publique, sujet sur lequel la France "aime à se faire peur" :
Aux trois candidats, je leur conseillerais de ne pas se fixer comme objectif prioritaire la réduction de la dette, mais davantage de clarifier leur projet de société et de fixer les moyens d'arriver à maintenir la France sur un sentier de croissance stable et équilibré aux alentours de 2,5% par an qui permettrait à l'Hexagone de créer suffisamment d'emplois pour faire baisser le chômage et enfin d'arriver au plein-emploi. Avec cette stratégie, ils arriveraient par ailleurs à réduire finalement dette et déficit et à revenir en dessous des critères fixés par le pacte de stabilité.
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mardi 27 mars 2007
Par Guillermo, le
mardi 27 mars 2007
:: Brèves
Scipion, groupe de hauts-fonctionnaires d'administration déconcentrée, appelle dans une tribune parue aujourd'hui dans Bilto à voter pour François Bayrou.
Quoi, on peut plus rigoler ?
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lundi 26 mars 2007
Par Guillermo, le
lundi 26 mars 2007
:: Brèves
"Police d'efficacité médiatique", c'est sans doute la meilleure définition de l'agitation sarkozyste : à la fois inutile pour la collectivité, et bonne à transformer les petits délinquants en caïds. Bien sûr, le magistrat qui s'exprime ainsi et qui dénonce la répression maladive - et souvent illégale, mais qu'importe - qui sert de politique au candidat UMP est certainement un dangereux gauchiste.
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Par theo, le
lundi 26 mars 2007
:: Brèves
Oui, d'ailleurs c'est Ségolène Royal qui l'a dit. Ou plutôt attendez, c'est dans le Figaro. De toute façon, c'est scientifique, alors vive les productions AB.
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Par Smith, le
lundi 26 mars 2007
:: Brèves
Deux manifestations aujourd'hui lundi 26 mars, jour du départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l'Intérieur.
Act Up-Paris manifestera la joie de le voir quitter le pouvoir à 19h Porte Saint Denis (M° Strasbourg-Saint Denis) : Sarkozy s'en va, le printemps renaît !
Plusieurs syndicats enseignants ainsi que le RESF appellent à un rassemblement devant le rectorat de Paris à la Sorbonne à 18h (47, rue des Ecoles, Paris 5ème), pour protester contre la mise en garde à vue de la directrice de l'école maternelle Rampal : Cette escalade dans la répression contre les familles sans-papiers, et les citoyens, enseignants et parents d’élèves qui les soutiennent doit cesser !
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samedi 24 mars 2007
Par theo, le
samedi 24 mars 2007
:: Brèves
avant de revenir plus en longueur sur les nombreux cas où Nicolas Sarkozy a montré qu'il place sa volonté personnelle avant l'état de Droit, le Figaro rappelle son obsession des "peines planchers" qu'il veut mettre en place dès cet été, peines qui n'ont démontré aucune efficacité si ce n'est pour marquer un programme très à droite. Maître eolas, avec qui je n'ai pas toujours été bien tendre, expose en détail les contradictions du candidat Sarkozy, et en quoi des peines planchers sont contraires aux principes du droit français.
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vendredi 23 mars 2007
Par Dan, le
vendredi 23 mars 2007
:: Brèves
Très bon article dans Libé, qui montre bien ce que serait (ou ce que commence à être) une société gouvernée par Sarkozy : ici, Belleville transformé en terrain de ratissage sécuritaire, où les gosses se prennent de la fumée de lacrymo à la sortie de l'école. C'est aussi un bon article car il jette un coup de projecteur sur le dossier des sans-papiers, totalement enterré par la spirale médiatique de la campagne. Or, le traitement qui leur est actuellement réservé (souvenez-vous aussi de la rafle à la sortie des Restos du coeur, dans le plus pur style safari) est sans doute le meilleur indicateur de la nature politique du sarkozysme.
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Par Smith, le
vendredi 23 mars 2007
:: Brèves
Lu chez l'ami versac, Bayrou a utilisé Arcade Fire lors de son meeting au Zenith. Le titre choisi, rebellion (lies), en dit long sur l'inconscient centriste : la rébellion comme pose pour glaner des voix anti-système. J'imagine les interrogations du dj :
- Et le titre Rébellion (mensonges), je le mets lorsque Bayrou entre dans la salle ou lorsqu'il se présente en "président du peuple" ?
Allez, un petit peu d'Arcade Fire pour chauffer la salle :
come on baby in our dreams, we can live our misbehaviour.
everytime you close your eyes
lies, lies!
everytime you close your eyes
lies, lies!
Evidemment, musicalement je préfère la bande-son de la droite molle à celle de la droite décompléxée.
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Par Guillermo, le
vendredi 23 mars 2007
:: Brèves
Cependant, dans l'éducation, les plans ne s'imposent pas. Pour chacune des mesures d'urgence que je viens d'évoquer, les conséquences pour l'environnement et le climat seront prises en compte.
Il a raison, l'influence de l'éducation sur le climat, avec ces têtes blondes en surchauffe, n'est peut-être pas négligeable. Les sceptiques peuvent lire l'interview dans 20 minutes et constater que "les mesures d'urgences" (emplois sans charges, gna gna) n'ont vraiment rien à voir avec l'environnement. Mais bon, je suis partial, sans doute.
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mercredi 21 mars 2007
Par Smith, le
mercredi 21 mars 2007
:: Brèves
Les deux principaux candidats de droite se battent pour capter l'héritage de Chirac (il paraît qu'il a des millions au Japon). Bayrou, balladurien repenti, avoue des ressemblances entre sa campagne et celle de Chirac en 95 :
Acceptez-vous la comparaison que certains font entre votre campagne de 2007 et celle de Jacques Chirac en 1995 ?
Oui, il y a des ressemblances. Sarkozy, c'est, pour l'essentiel, la structure des balladuriens de l'époque, et je ne peux pas dire du mal d'eux puisque j'en étais à l'époque, même si c'était dans une certaine marginalité. Mais c'est la même structure : l'idée que l'élection est jouée d'avance et le rôle que jouent un certain nombre de puissances économiques. La principale ressemblance entre le Chirac de 1995 et moi, c'est le soutien d'un certain nombre de catégories de Français qui ne sont pas pris en compte d'habitude...
Sarkozy se dit très touché du soutien du président sortant :
Cette décision est importante sur un plan politique et aussi sur un plan personnel. Venant d'un homme qui a été président de la République pendant douze ans et qui sait mieux que personne les exigences de la fonction, la déclaration de Jacques Chirac a une signification politique de première importance.
Le Je ne peux pas dire du mal d'eux
de Bayrou au sujet des balladuriens est particulièrement savoureux.
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Par Guillermo, le
mercredi 21 mars 2007
:: Brèves
Il va falloir que Ségolène Royal s’y fasse. Comme moi, elle suscite une sorte de haine inextinguible, irrationnelle, entretenue à gauche comme à droite, et reposant sur un fondement commun. Nés à droite, nous sommes des traîtres parce que devenus socialistes. Voilà la vérité. Les gens de gauche nous haïssent parce que nous venons d'en face et les gens de droite nous haïssent parce que nous venons de chez eux.
In François Mitterrand 2007 (Je crois aux forces de l'esprit, je ne vous quitte pas...)
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mardi 20 mars 2007
Par Smith, le
mardi 20 mars 2007
:: Brèves
Sur les questions de mariage et d'adoption des couples de même sexe, le clivage gauche-droite demeure. C'est dans Têtu via libé :
Pour le candidat UDF, le mariage doit rester l'union d'un homme et d'une femme. Mais il estime le pacs «insuffisant». Il imagine que ce contrat pourra évoluer et s'appliquer à des personnes qui vivent ensemble sans lien de couple. On revient dix ans en arrière, lors de débats à l'Assemblée qui avaient finalement imposé que le pacs reconnaisse la conjugalité, notamment homosexuelle.
Nicolas Sarkozy, lui, souhaite aménager un contrat d'union civile, signé en mairie qui comprendra une «égalité fiscale, sociale, patrimoniale totale avec les couples mariés» y compris pour la pension de réversion.
Ségolène Royal, elle, demeure la seule à ouvrir le mariage civil et l'adoption aux couples de même sexe. Ce vote interviendra «rapidement», promet-elle.
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Par Guillermo, le
mardi 20 mars 2007
:: Brèves
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lundi 19 mars 2007
Par Smith, le
lundi 19 mars 2007
:: Brèves
Bayrou propose un ministère des Questions de société. De même que le clivage gauche droite, l'organisation actuelle des ministères semble dépassée. On pourrait regrouper tous les ministères actuels en quatre grands ministères : un ministère des Questions, un ministère des Réponses, un ministère des Problèmes et un ministère des Solutions. On devine déjà la justification du futur ministre des Questions : "On a trop souvent par le passé mis les questions et les réponses, les problèmes et les solutions dans le même ministère. On a vu ce que cela a donné ! C'est comme avec l'alternance gauche droite : 30 ans d'échecs ! Et vous voulez qu'on continue comme cela ?"
La révolution est en marche.
Add : Le deuxième troisième homme, Jean-Marie Le Pen, envisagerait de donner la réplique en créant un ministère de la Question...
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vendredi 16 mars 2007
Par Smith, le
vendredi 16 mars 2007
:: Brèves
Sur son site, Nicolas Miguet annonce son soutien à François Bayrou :
N'étant pas en condition de pouvoir me présenter aux suffrages des électeurs, j'appelle celles et ceux qui me font confiance à voter pour François Bayrou, qui est le seul des candidats à avoir une véritable expérience professionnelle (professeur, puis éleveur de chevaux). Je suis heureux de constater, de surcroît, que François Bayrou a rejoint pour partie nos propositions en ce qui concerne l'urgence absolue de redresser les comptes publics et de réformer la fiscalité de manière à ce qu'elle ne dissuade plus les entrepreneurs et permette donc de remettre la France au travail, toute la France".
D'accord, on ne choisit pas toujours ses soutiens. Mais quand même, ce qui est bien avec le centre c'est que tout le monde peut s'y retrouver. Un peu comme dans "l'ancienne" UDF finalement.
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Par Guillermo, le
vendredi 16 mars 2007
:: Brèves
Il ne s'agit plus de taper sur Bayrou, mais de faire l'exegèse de la popularité subite et mystérieuse de l'homme au tracteur. Comme le montre Hugues, ces options sont autant d'impasses.
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jeudi 15 mars 2007
Par theo, le
jeudi 15 mars 2007
:: Brèves
La nouvelle permanence téléphonique pour les femmes victimes de violences conjugales, le 3919, a été submergée dès le premier jour (plus de 800 appels, d'après le 19-20 de France 3, avant même la fin de la permanence, et avant toute publicité). Si une femme meurt tous les 3 jours des coups de son compagnon, les violences faites aux femmes dépassent le seul cadre conjugal.
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mercredi 14 mars 2007
Par Smith, le
mercredi 14 mars 2007
:: Brèves
Ce sont les grolandais qui soulignent ce qu'il se passe lorsque les journalistes politiques sont remplacés par des sondeurs et les électeurs par des stratèges :
- Bonjour madame, savez-vous pour qui allez-vous voter cette année ?
- Je suis de gauche, cette année je vais voter utile.
- Royal, donc ?
- Ben, non, Bayrou ! Vous voyez, j'ai lu les sondages et...
- Vous monsieur, vous êtes de droite, vous allez voter Sarkozy ?
- Non, pas du tout, je vais voter Royal. Il faut absolument empêcher Bayrou d'être au deuxième tour ! Les sondages montrent bien que ...
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mardi 13 mars 2007
Par theo, le
mardi 13 mars 2007
:: Brèves
Aujourd'hui 13 mars sort une information peu rassurante sur la toxicité d'un maïs OGM largement commercialisé. Agriculture, santé, biodiversité, technologies de pointe, les OGM soulèvent de nombreux enjeux.
Alors que François Bayrou se contente de ne rien proposer, et que Ségolène Royal a proposé un moratoire sur les culture en plein champ en application du principe de précaution, Nicolas Sarkozy pour sa part fustige ce principe qu'il considère comme "totalitaire".
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Par Smith, le
mardi 13 mars 2007
:: Brèves
La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part
. Cette phrase de Michel Rocard est certainement la citation la plus grossièrement tronquée de l'histoire politique française. On n'en retient que la première partie pour justifier les pires dérives. Libé revient aujourd'hui sur la mobilisation des habitants de Montfort-sur-Meu contre l'expulsion de 23 Maliens qui travaillent dans la commune depuis 5 ans :
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lundi 12 mars 2007
Par Smith, le
lundi 12 mars 2007
:: Brèves
Dans ce billet, François Dubet prône une école et un collège moins élitistes, qui s'occupent plus de donner à chaque élève un niveau jugé indispensable que de sélectionner précocement les meilleurs en se débarassant des autres. Sur ce sujet, il existe une différence entre la droite et la gauche. J'en parlais ici, Dubet nous le rappelle :
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Par Smith, le
lundi 12 mars 2007
:: Brèves
On s'est privé avec l'euro d'une politique monétaire autonome (c'est le coût principal de la monnaie unique, il existe également des bénéfices), maintenant interdisons-nous tout politique budgétaire ! Pierre-Yves Geoffard analyse la proposition de Bayrou d'interdire les déficits de fonctionnement. Au-delà des problèmes liés à la créativité comptable que ce type de règles risque d'engendrer, la proposition est une fausse bonne idée
puisqu'elle lie les mains du gouvernement qui ne pourra plus utiliser la politique budgétaire pour stabiliser l'activité. Sa conclusion : ce n'est pas parce qu'une règle peut se justifier au niveau d'un ménage qu'il convient de la mettre en œuvre au niveau macroéconomique d'un pays...
. Moi qui pensais qu'il fallait que l'Etat gère en bon père de famille !
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Par Smith, le
lundi 12 mars 2007
:: Brèves
Dans son économiques du lundi matin, Thomas Piketty analyse le programme des trois principaux candidats à la présidentielle en matière éducative. Pour Nicolas Sarkozy, il faut mettre en concurrence les écoles. Ségolène Royal propose de cibler les moyens sur les écoles les plus défavorisées comme le suggèrent les recherches les plus récentes en économie de l'éducation (disclaimer : recherches menées par Piketty lui-même). François Bayrou apparaît être le candidat du ni-ni, celui qui ne se prononce pas sur les sujets clivants, en cohérence finalement avec son parcours à la tête du ministère de l'éducation. Le conservatisme, une valeur que se partagent le centre et la droite traditionnelle.
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vendredi 9 mars 2007
Par theo, le
vendredi 9 mars 2007
:: Brèves
Dans Libération de vendredi : Les jeunes économistes disent oui à Ségolène Royal. Réunis jeudi soir à l’école normale supérieure de Paris à l’initiative du mécène Pierre Bergé, une brochette d’économistes français sont venus dire, non sans esprit critique, tout le bien qu’ils pensaient du programme économique de la candidate socialiste et de sa capacité à ranimer la croissance en France. Lire la suite
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vendredi 9 mars 2007
:: Brèves
Le journaliste du Monde Jean-Baptiste de Montvalon dresse un portrait sévère de l'écart qui sépare le discours de François Bayrou de ses actes. Il argumente qu'il a toujours refusé fermement de regarder sur sa gauche et analyse sa stratégie comme un mélange de Chiraquisme et de populisme anti-système. Le Monde est souvent suspecté ces derniers temps de favoriser Sarkozy, mais les arguments présentés n'en sont pas moins convainquants.
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jeudi 8 mars 2007
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jeudi 8 mars 2007
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Ségolène Royal parle régulièrement du travail des femmes, de leur précarité et du fait qu'elles sont 80% des travailleurs pauvres en France. La Délégation aux droits des femmes de l'Assemblée Nationale a adopté, gauche et droite confondue, des recommandations pour améliorer cette situation.
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Par Guillermo, le
jeudi 8 mars 2007
:: Brèves
Un article des inrocks avec une interview de l'un des fondateurs de voter à gauche... Visible chez Antisarko.net.
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mardi 6 mars 2007
Par Smith, le
mardi 6 mars 2007
:: Brèves
Bruno Amable voit dans le positionnement de François Bayrou l'émergence d'une nouvelle alliance qui repose sur un bloc bourgeois
pro-européen et modérément libéral. Ce bloc se composerait d'une part des salariés du public protégés des risques de précarité et de chômage et qui refuse l'alliance traditionnel (bloc de gauche
) avec les ouvriers et employés qui demandent de nouvelles protections ; et d'autre part des salariés du privé qui ne se sentent pas menacés par la mondialisation mais ne veulent pas non plus de la rupture néo-libérale pronée par les indépendants, alliés du bloc de droite
, rupture qui risquerait de mettre le feu aux poudres.
De ce tableau, il apparaît que la candidature du centre est celle de l'immobilisme, d'un nouveau ni-ni : ni révolution néo-libérale ni nouvelles protections sociales. Sa priorité, réduire la dette, peut alors s'interpréter comme étant le choix du non-choix.
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mardi 6 mars 2007
:: Brèves
Alexandre Delaigue revient sur une tribune récente de son collègue Thomas Pïketty, aux yeux de qui la promesse de Sarkozy de baisser de 4 points les prélèvements obligatoires en 5 ans n'est que du vent. Il explique que techniquement une telle baisse est possible, mais uniquement par des artifices, en repoussant les coûts dans le futur. Après avoir semblé critiquer Piketty il enfonce le clou et se révèle parfaitement d'accord avec lui.
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Par Smith, le
mardi 6 mars 2007
:: Brèves
La question est posée par Eric Maurin. Il souligne la différence entre d'une part Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen qui veulent la supprimer, et d'autre part Ségolène Royal qui veut l'assouplir. Pour Maurin, le plus important ce sont les modalités de la réforme : En France, tout compte fait, pauvres ou riches, enfants d’immigrés ou pas, les ressources par enfant sont les mêmes partout, l’effort d’égalisation des destins est purement cosmétique. Si assouplissement de la carte scolaire il doit y avoir, commençons par le réserver aux familles qui n’ont pas les moyens de s’en affranchir et surtout, combinons-le à un effort réel en direction des établissements que leurs enfants sont aujourd'hui obligés de fréquenter.
De la différence entre égalité formelle et égalité réelle.
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Par Smith, le
mardi 6 mars 2007
:: Brèves
C'est dans Libé. Le centre : antiphrase ronde quelque chose d'un bedon par quoi tout commence et tout finit, qui ne distingue rien, qui assimile et dissimule tout, qui tout digère ; le monde protéiforme des «divers droite». Appareillage d'élus discrets, réseaux de sorties de messe, apparentements terribles. Avec l'opportunisme comme carburant sui generis, poil et plume, mouvement perpétuel du ni-ni, parthénogenèse
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lundi 5 mars 2007
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lundi 5 mars 2007
:: Brèves
Philippe Askénazy illustre en quelques points-clés du programme officiel de François Bayrou en quoi il est "clairement de droite et in fine globalement compatible avec celui de l’UMP", sur l'immigration, le temps de travail, l'ISF...
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dimanche 4 mars 2007
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dimanche 4 mars 2007
:: Brèves
Le juge Rosenczveig s'applique à décrire les différences entre les approches de Royal et de Sarkozy en matière de délinquance des mineurs, au-delà des ressemblances qui pourraient paraître se dégager superficiellement.
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samedi 3 mars 2007
Par Smith, le
samedi 3 mars 2007
:: Brèves
Dans les pays anglo-saxons, le Workfare s'est petit à petit substitué au Welfare (Etat-providence). L'objectif est de faire sortir les gens de la pauvreté par le travail. L'aide sociale est conditionnée au fait de travailler ou de ne pas refuser de propositions d'emploi. L'idée est de sortir les gens de
l'assistanat. Cette étude d'Hélène Périvier retrace l'histoire du passage du Welfare au Workfare aux Etats-Unis.
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vendredi 2 mars 2007
Par theo, le
vendredi 2 mars 2007
:: Brèves
Henri Pena-Ruiz a publié cette tribune dans Le Monde. On pourra s'étonner qu'il ne pose pas ses questions à François Bayrou qui tenta en 1994 de s'en prendre à la loi Falloux, mais c'est bel et bien au candidat de l'UMP. "Renoncer à un principe sur deux, c'est plus que toiletter la loi. C'est l'abolir." Ce fut le projet du premier, c'est l'ambition du second.
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vendredi 2 mars 2007
:: Brèves
Cette note de la Fondation Jean-Jaurès signée Dominique Strauss-Kahn et sous-titrée Eléments pour un réformisme radical a déjà quelques années. Pourtant, elle n'a pas pris une ride. Face à un changement de nature des inégalités qui deviennent de plus en plus difficiles à corriger a posteriori, DSK plaide en faveur d'une social-démocratie rénovée qui prévient avant de réparer et d'un "socialisme de l'émancipation". Petite enfance, santé, éducation, urbanisme, de nombreuses propositions se retrouvent aujourd'hui dans le pacte présidentiel.
" Les socialistes ont toujours lutté contre deux mécanismes différents qui se cumulent : la reproduction sociale des privilèges, qui crée des inégalités de chances ; et l’exploitation économique, qui entraîne des inégalités de conditions. "
"Nous devons compléter la logique de la réparation, propre à la social-démocratie traditionnelle, par une logique de prévention des inégalités sociales, à même de garantir une égalité de destins."
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jeudi 1 mars 2007
Par Smith, le
jeudi 1 mars 2007
:: Brèves
C'est sur l'Interdit : Précisément parce que le réformisme de gauche est parvenu à construire des régulations sociales assez fortes, il y a désormais la possibilité d'un réformisme de droite, dont l'objectif est de démanteler ces constructions. C'est l'orientation de ce qu'on appelle le néolibéralisme. Il y a un critère simple pour distinguer le réformisme de gauche du réformisme de droite. Le réformisme de droite s'attaque au droit, à l'Etat, soupçonnés d'être des entraves au libre développement des entreprises, à l'exigence d'être compétitif, concurrentiel à tout prix. C'est le discours dominant dans la politique actuelle.
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Par Smith, le
jeudi 1 mars 2007
:: Brèves
Dans un article publié sur par l'Observatoire des inégalités, Marie Duru-Bellat explique pourquoi la ségrégation sociale est une source d'inégalités scolaires. La mixité sociale est ainsi un levier qui permet de lutter contre les inégalités sociales à l'école. Mais prenons garde de ne pas tout demander à l'école ou de penser que la mixité sociale est la panacée. Pour l'auteur, les politiques scolaires doivent être articulées avec les politiques de l'emploi, de la ville, du logement, de la petite enfance, etc.
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jeudi 1 mars 2007
:: Brèves
Le rapport portant ce titre choc, rendu en 2005 par la "Commission familles, vulnérabilité, pauvreté" présidée par Martin Hirsch, donne le ton des enjeux de la campagne. On y trouve plusieurs propositions de première importance, comme la création d'un "revenu de solidarité active", la création d'un service public de la petite enfance, la lutte contre la pauvreté et la mal-logement... Largement salué à sa parution, ce rapport semble surtout avoir inspiré le programme de Ségolène Royal.
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Par theo, le
jeudi 1 mars 2007
:: Brèves
L'analyse des propositions de N Sarkozy, par Alain Trautmann et Henri Audier, de Sauvons la recherche.
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mercredi 28 février 2007
Par Smith, le
mercredi 28 février 2007
:: Brèves
Dans le Nouvel Observateur, un appel (qui ressemble un peu au notre) signé par 150 intellectuels :
Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous. Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias.
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mercredi 28 février 2007
:: Brèves
J'apprends par le Figaro que seuls 3 candidats sont jugés écolos par une coordination d'organisations : Lepage, Voynet, Royal. Le détail de leurs notes ici. Le site présente les critères de notation détaillés.
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mardi 27 février 2007
Par Smith, le
mardi 27 février 2007
:: Brèves
Le débat fait rage sur la pertinence du chiffrage des programmes. On a dit ici que la droite avait sorti cette arme dans un but de détournement d'attention alors que leur propre chiffrage était absurde. Et ici qu'un déficit n'était en soi ni bon ni mauvais. L'OFCE, dans un billet sous-titré "Manifeste contre une déontologie en rase campagne " rentre en guerre contre l'Institut de l'entreprise :
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Par Smith, le
mardi 27 février 2007
:: Brèves
Eric Maurin commente une étude de trois chercheurs de la LSE. Les auteurs concluent que la hausse du salaire minimum en Angleterre s'est traduite essentiellement par de moindres profits dans les entreprises concernées, sans effet tangible sur l'emploi. La conclusion d'Eric Maurin : "L’étude de la LSE gagnerait à être méditée par tous ceux qui dans un beau réflexe pavlovien, et sans avoir jamais vraiment étudié le sujet, se mettent à hurler à l’hérésie dès qu’ils entendent parler d’une hausse du salaire minimum".
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lundi 26 février 2007
Par theo, le
lundi 26 février 2007
:: Brèves
La médiatrice du Monde, fidèle à la tradition d'indépendance de cette fonction, se permet cette petite audace d'éventer un secret des coulisses : la presse est submergée de messages de lecteurs qui la trouvent, en bloc, partiale à l'encontre de Ségolène Royale.
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dimanche 25 février 2007
Par Voter à gauche, le
dimanche 25 février 2007
:: Brèves
Serge Portelli, magistrat à la vue claire, décrypte pour nous l'inquiétante politique du chiffre du ministre de l'intérieur.
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Par Smith, le
dimanche 25 février 2007
:: Brèves
Carmen del Rocio analyse la proposition de Nicolas Sarkozy d'exonérer les heures supplémentaires de charges sociales et impôt. La proposition est jugée injuste, inefficace, peu opérationnelle et finalement dangereuse.
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Par theo, le
dimanche 25 février 2007
:: Brèves
Thierry Pech s'étonne à juste titre qu'on puisse accorder un crédit d'homme d'Etat à un candidat qui a démontré son mépris inquiétant de l'état de Droit.
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samedi 24 février 2007
Par Smith, le
samedi 24 février 2007
:: Brèves
On a beaucoup parlé des coulisses de cette tribune et peu du fond. Ségolène Royal y présente une vraie politique de co-développement pour l'Afrique : consolidation de la société civile, importance de l'amélioration de la condition des femmes, soutien des familles par le micro-crédit. La "politique des individus" est ainsi appliquée au niveau international.
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vendredi 23 février 2007
Par Smith, le
vendredi 23 février 2007
:: Brèves
Ce n'est pas nous qui le disons mais Bernard Salanié que l'on ne peut pas vraiment taxer de gauchisme. Piketty, qui apporte officiellement son soutien à Royal, souligne dans une vidéo l'incohérence du discours de Sarkozy qui veut revaloriser le travail en supprimant les droits de successions. (via versac) .
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Par Smith, le
vendredi 23 février 2007
:: Brèves
Surtout quand tu t'énerves.
Au moins tu n'as pas changé, tu commences toujours tes réponses par "Non, vous avez tort". Mais comme sage de l'équipe, t'es carrément plus fort que Raffarin.
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jeudi 22 février 2007
Par Smith, le
jeudi 22 février 2007
:: Brèves
Frédéric Rolin rejoint guillermo (ou l'inverse) :
"il (Bayrou) est le Le Pen des hauts fonctionnaires : le candidat qui n’est pas dans le système, qui est en mesure de faire trébucher ceux qui sont installés, mais qui, c’est essentiel pour la Haute Fonction Publique, manifeste une respectabilité et un sens du réel qui fait qu’il n’est pas indécent de voter pour lui."
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mercredi 21 février 2007
Par Voter à gauche, le
mercredi 21 février 2007
:: Brèves
Ok, l'homme a de bons côtés. Mais back on planet Earth, voter Bayrou c'est voter Sarkozy.... Un billet de Hugues contre la "démission symbolique" du vote Bayrou, qu'on pourrait rapprocher de propos nettement plus provocateurs.
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Par Voter à gauche, le
mercredi 21 février 2007
:: Brèves
Via Esther Duflo et Thierry Pech, une étude passionnante des effets de la loi Raffarin sur la grande distribution. Leur conclusion : entre 50 000 et 100 000 emplois perdus et une sur-inflation des produits alimentaires au détriment des catégories défavorisées ! Les Soldes de la loi Raffarin. Le contrôle du grand commerce alimentaire de Philippe Ashkenazy et Katia Weidenfeld.
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Par Voter à gauche, le
mercredi 21 février 2007
:: Brèves
C'est ici. Je vous laisse juger du paquet "social".
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Par Smith, le
mercredi 21 février 2007
:: Brèves
Ecole: Le droit à la réussite pour tous. Dans cette tribune, le délégué national PS à l'éducation rappelle que sur l'éducation "le clivage avec la droite porte autant sur la question des moyens que sur celle des missions de l'Ecole". Instructif.
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Par Voter à gauche, le
mercredi 21 février 2007
:: Brèves
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mardi 20 février 2007
Par theo, le
mardi 20 février 2007
:: Brèves
Avec quelques bémols instructifs, le président du Tribunal pour enfants de Bobigny approuve les propositions de Ségolène Royal et souligne la cohérence de sa démarche.
Comme d'habitude un très bon billet du juge Rosenczveig, Réaction à show
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Par theo, le
mardi 20 février 2007
:: Brèves
Médecine, par Renaud DELY
Cet éditorial de Libération rappelle opportunément que François Bayrou ne pourra conserver un groupe UDF à l'Assembleé qu'avec le soutien de l'UMP. Son numéro est donc de l'esbroufe.
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lundi 19 février 2007
Par Voter à gauche, le
lundi 19 février 2007
:: Brèves
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Par Voter à gauche, le
lundi 19 février 2007
:: Brèves
Deux billets remarquables de Thierry Pech ; sur le clivage gauche droite, et en prolongement, sur la question de l'expertise, "la démocratie est un scandale".
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Par Voter à gauche, le
lundi 19 février 2007
:: Brèves
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